La 51e édition des championnats du monde d’aviron seniors s’est déroulée du 3 au 10 septembre à Belgrade. Un enjeu de taille d’autant plus important qu’il s’agit d’une phase de qualification pour Paris 2024. Une occasion pour l’équipe de France de se mesurer aux autres pays avant août 2024. À l’issue de la compétition, 168 hommes et 168 femmes ont la certitude qu’ils peuvent se qualifier pour les Jeux olympiques en remportant un quota.
Un point sur l’aviron
L’aviron est apparu en tant que sport aux alentours du XVIIIe siècle en Angleterre et est entré au JO en 1896. Lors d’une course, les rameurs doivent parcourir 2 000 mètres le plus rapidement possible en se propulsant grâce aux rames qu’on appelle aviron, tout en faisant dos à leur direction. Ils peuvent aussi s’affronter sur des courses plus longues appelées « têtes de rivière » qui s’étendent jusqu’à 12 000 mètres.
Les bateaux peuvent être composés de huit, de quatre, de deux ou d’un rameur. Lorsqu’ils sont deux, ils rament en double, seuls, ils rament en skiff. À l’exception du skiff, les athlètes peuvent avoir un seul aviron chacun. Lorsqu’ils ont deux avirons, ils rament en couple. Lorsqu’ils en ont une, ils rament en pointe. On parle de bateau long pour les huit, les quatre et les doubles. À l’inverse, le skiff et le pair-oar (double en pointe) sont qualifiés de bateaux courts.
Cinq coques françaises en voie pour la qualification
Du 3 au 10 septembre 2023, la ville de Belgrade, en Serbie a accueilli les championnats du monde seniors d’aviron. Cette compétition fait office de qualification pour les Jeux olympiques de Paris grâce à l’obtention de quotas. Elle représente donc un enjeu encore plus important. Pour ces championnats, l’équipe de France a décidé de présenter plusieurs équipages dans six classes de bateaux. Onze équipages concourent pour les JO, 5 pour les JP.
Le premier quota pour la France a été remporté le deuxième jour de compétition par le quatre barre mixte PR3 de l’équipe paralympique. Margot Boulet, Erika Sauzeau, Rémy Taranto, Grégoire Bireau ainsi que leur barreuse Emilie Acquistapace qui l’ont obtenu dès leur première course en se qualifiant d’office pour la finale A. La bonne surprise pour l’équipe a été l’obtention d’un deuxième quota lors de la qualification de la française Nathalie Benoît en PR1 pendant les repêchages après une course impressionnante.

A défaut de ramer avec Matthieu Androdias avec qui il avait remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Tokyo, Hugo Boucheron fait équipe avec Valentin Onfroy en deux de couple. Cette stratégie s’annonce gagnante puisqu’ils se qualifient pour les quarts en se classant troisième. Ils conservent la même place pour les demis. Ils achèvent leur compétition quatrième de la finale B, un classement qui leur permet d’obtenir un quota. Deux autres équipages français ont réussi à remporter leur quota. Celui de Téo Rayet, Benoît Brunet, Guillaume Turlan et Thibaud Turlan en quatre sans barreur lors de leur qualification pour la finale A. Et enfin, celui de Margaux Bailleul et Emma Lunatti en deux de couple lorsqu’elles se sont classées troisième en demi-finale.

Ces championnats se terminent sur une note douce-amère, malgré les quotas obtenus par les Français. Selon le directeur technique national Sébastien Vieilledent, la conclusion est décevante. L’objectif pour cette compétition était de remporter deux médailles, d’envoyer trois bateaux en finales et de qualifier cinq bateaux. Aucune médaille n’a été remportée, deux bateaux sont partis en finale et trois coques sont qualifiées. Des résultats ne correspondant effectivement pas aux ambitions de l’équipe de France.
Crédit photo : FFA/Eric Marie
Angèle Guët






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