Ce jeudi 14 septembre au Stade Pierre Mauroy de Lille, le XV de France avait rendez-vous avec l’Uruguay. Fortement remaniée, l’équipe de France a su s’imposer 27-12 face à une équipe Uruguayenne accrocheuse. L’indiscipline et le manque d’efficacité des Bleus, les privent du bonus offensif.
Une équipe de France en réaction
Contrairement à la semaine dernière, face aux All Blacks, les Bleus ont ouvert le score dès la deuxième minute grâce à Melvin Jaminet qui transforme la pénalité concédée après une mêlée effondrée des Uruguayens (3-0). Mais à l’image du match d’ouverture, les Bleus se sont fait surprendre, en encaissant le premier essai sur un coup de pied du demi-ouverture Etcheverry pour son ailier Freitas. (3-5)
Un électro-choc qui fait réagir l’équipe de France dès la 10ème minute avec une belle combinaison de la charnière remaniée (Lucu -Hastoy). Le demi d’ouverture marque son premier essai pour sa 5ème sélection. Melvin Jaminet transforme cet essai pour donner de l’air au Bleu (10-5). Encore une fois, l’adresse du tireur est fondamentale dans le jeu bleu qui a du mal à se mettre en place.

Marseillaise entonnée par le public lillois, on se dit alors que la France peut commencer son récital face à la 18ème nation mondiale. Mais hélas, les Bleus n’y arrivent pas. Malgré 73% de possession et 220 mètres parcourus au ¼ de jeu, l’approximation des Bleus et la bonne défense des Uruguayens ne leur permettent pas de creuser l’écart. Le carton jaune à la 25ème minute, du 2ème ligne Romain Taofifenua, déstabilise encore un peu plus les Bleus qui échappent au pire juste avant la mi-temps avec un essai refusé d’Etcheverry pour obstruction sur Antoine Astoy. (13-5)
La conquête du bonus, en vain
Après une première mi-temps brouillonne, symbole de leur manque d’expérience (12 du 15 de départ n’étaient pas titulaires face à la Nouvelle Zélande) les Bleus ont à cœur de montrer un autre visage plus conquérant. Mais pour leur premier match de coupe du monde 2023, les Teros n’ont aucun complexe et surprennent encore une fois la défense bleue avec un essai de l’arrière Amaya transformé par Etcheverry. (13-12)
Comme lors du premier acte, c’est seulement au pied du mur que les Bleus réussissent à saisir les opportunités. Sur un coup de pied contré d’Etcheverry, le talonneur Peato Mauvaka rentré à la 50ème minute saisit sa chance et inscrit cet essai salvateur.

Le XV de France se lance alors, à la conquête du bonus que l’on croyait acquis avant ce match. Mais leur indiscipline, notamment au sol (6 pénalités en mêlée), les frêne dans leur avancée. A la 72e minute, Louis Bielle Baiarrey (20 ans, plus jeune français à être titularisé en coupe du monde) redonne de l’espoir pour le bonus offensif en inscrivant son première essai avec le maillot tricolore. Un espoir qui ne sera pas réalité malgré l’essai refusé de Macalu (75ème).
Avec 15 pénalités sur l’ensemble du match (pour comparaison, ils en avaient commis 4 face aux Néo-zélandais) les Bleus ne peuvent que mesurer leur chance d’avoir gagné ce match :
« Beaucoup de frustration, car on aurait aimé montrer une autre prestation face à une équipe qui avait énormément d’envie. On a un peu pêché en mêlée, on n’était pas patients. Il faut travailler dessus la prochaine fois. (..) Il n’y a aucun match facile. On est dans une Coupe du monde, tout le monde joue les matchs à fond, on devrait faire de même. »
Cameroun Woki, titulaires sur les deux premiers matchs de l’équipe de France
Si la situation des Bleus est loin d’être alarmante (2 victoires sur 2) , il faudra montrer un autre visage plus conquérant face à la Namibie à Marseille la semaine prochaine.
*Bonus offensif : en rugby, une victoire vaut 4 points mais si l’équipe marque 4 essaies ou plus on lui attribue un point bonus.






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