Ce samedi 17 février, la salle Marcel Cerdan accueillait la 17ème journée de Nationale 1. Le LMHBCV, sur la pente ascendante depuis plusieurs matchs recevait Metz, un adversaire direct dans la lutte pour le maintien. Dans un match à sens unique, les Nordistes n’ont rien pu faire face à une excellente équipe messine et s’inclinent lourdement : 21-33.
Deux équipes, même combat
A l’approche de ce rendez-vous, on le regarde comme un tournant de cette saison, d’un côté comme de l’autre. Après un début de saison difficile, les Villeneuvois avaient relevé la tête et restaient sur 3 matchs sans défaites (2 victoires, 1 nul) en N1. Une belle dynamique qui leur permet d’atteindre la onzième place, celle de premier relégable, et d’espérer, en cas de victoire, de se rapprocher d’un potentiel maintien. Exempts de matchs le week-end dernier, les hommes de Frédéric Pommelet avaient fait le plein de confiance deux semaines avant en dominant Créteil, une équipe bien mieux classée qu’eux, 36-29. Déjà absents lors de la dernière rencontre, le gardien Julien Gardenat (choix sportif) et le pivot Samy Sahraoui (suspendu) n’étaient pas sur la feuille de match et Nicolas Huyghe revenait dans le groupe pour la deuxième fois.

Face à eux, se dresse Metz Handball. Fort d’une section féminine de renom (championne de France et d’Europe en titre), les hommes ont de leur côté, plus de mal à avancer et reste pour le moment en N1. Après un début de saison très difficile, les hommes de David Motyka ont relevé la tête, mais reste à l’approche de la rencontre, neuvièmes et toujours à la lutte pour le maintien. Le week-end dernier, les Messins accueillaient Thionville, dernier de la poule, pour un derby qui s’annonçait chaud. Et les locaux se sont imposés, avec la manière, 34-27, et prenaient de l’air vis-à-vis de la zone rouge. Les visiteurs voulaient réitérer leur excellente performance du match aller, un match qu’ils avaient complètement dominé et finalement remporté, 24-22. Et on peut dire qu’ils n’y sont pas allés de main morte.
Les Nordistes n’ont rien pu faire
Le match démarre sur un tempo assez calme. Les deux défenses positionnées en 6-0, mais assez hautes empêchent les tirs lointains et les gardiens sont efficaces en face-à-face. Les Messins entrent fort dans le match. Peut-être un peu trop puisqu’ils écopent de deux suspensions de deux minutes en l’espace de cinq minutes. Pour autant, les Verts et Noirs ne prennent pas d’avantage. A la septième minute, les coéquipiers du capitaine Maxence Hermann mènent 4-2 devant une salle bien remplie. On est loin de se douter dans les gradins, que ce sera la dernière fois que les Villeneuvois seront devant. Car un premier tournant s’enchaine. Pourtant bien rentrés dans leur match, les locaux ne marquent pas le moindre but pendant huit minutes, la faute à un Nicolas Balmy en état de grâce, qui réalise 11 arrêts en première mi-temps. Pour autant, Gabriel Bodinier est également solide dans les buts et ne laisse pas son équipe se faire distancer. A 7-7, les Messins prennent pour la première fois deux buts d’avance et c’est à ce moment que Fréderic Pommelet décide de poser un temps mort. Malgré tout, les Villeneuvois ne parviennent pas à réduire cet écart et craquent même en toute fin de première mi-temps en enchainant tirs ratés et pertes de balles. A la mi-temps, Metz rentre au vestiaire avec un sérieux avantage : 11-16.

Au retour des vestiaires, les Nordistes tentent de relever la tête pour revenir au score, mais rien n’y fait : l’écart est encore là. Dans les buts adverses, Balmy continue son récital et termine la rencontre avec 18 arrêts. Au tir, ils terminent avec un faible pourcentage, 43,5% (21 buts sur 48 tirs tentés) lié à un manque de lucidité dans le dernier geste et à une défense toujours très haute, positionnée désormais en 1-5 et qui empêche les tirs à neuf mètres des Villeneuvois. De l’autre côté, les Lorrains sont eux en totale réussite et notamment le capitaine Guillaume Bettenfeld, meilleur marqueur du match avec 7 buts, mais aussi le numéro 57 Antonin D’Hondt, à 6/8 au tir qui ont montré le chemin à leurs coéquipiers offensivement. En manque de réussite, les Verts et Noirs se frustrent et le match se tend un peu. Thierno Diallo écope de deux suspensions de deux minutes dans un match sans pour l’arrière. Jean Dupont, pourtant en confiance avec ses 10 buts face à Créteil, est tenu en échec et termine le match en 6/10 au tir avec aussi une suspension de deux minutes. Les entrées de Huyghe dans les buts (2 arrêts) ou de Quentin Marco sur l’aile (1 but) ne permettent pas aux Villeneuvois de renverser le match. L’écart se creuse encore et toujours et au coup de sifflet final, le score est sans appel : le LMHBCV s’incline lourdement, 21-33.
Relever la tête et se remettre au travail
La défaite est dure à avaler pour le coach villeneuvois Frédéric Pommelet, qui plus est face à un concurrent direct pour le maintien : « On s’est peut-être vu plus beaux qu’on l’était. » déplore-t-il après le coup de sifflet final. « Ils sont venus chez nous ils ont imposé leur rythme et nous on est tombés en plein dedans. On a manqué de tout. » explique-t-il. Pour le tacticien nordiste, c’est le collectif qui a flanché ce samedi soir. Malgré de la bonne volonté, les Verts et Noirs pointent à la douzième place après le succès de Bourgoin-Jallieu et voient le premier non-reléguable s’éloigner.
« On s’est pas donné les moyens pour gagner ce type de rencontres. »
Frédéric Pommelet
De l’autre côté, Nicolas Balmy, le véritable homme du match, savoure. « On avait bien préparé ce match et puis on n’avait pas le choix que de gagner ce match niveau classement.» affirme-t-il après la rencontre. « Le groupe vit bien et on avait besoin de cette victoire pour lancer une bonne dynamique. » conclut-il.
Un discours que les Villeneuvois devraient écouter et assimiler. Pour la 18ème journée, les Nordistes se déplaceront à Chartres, 10ème, pour ce qui s’annonce déjà comme un match clé dans la lutte pour le maintien Villeneuvois.
Crédit : LMHBCV
Maxime PAULIN






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