Le 9 et 10 juin se déroule la troisième journée des phases de poule du Tournoi Maurice Revello, au stade de Lattre d’Aubagne. Ce lundi, les équipes du Groupe A se sont affrontées. La France et l’Arabie Saoudite ont terminé aux deux premières places.

Le Tournoi Maurice Revello, anciennement Tournoi de Toulon, est une compétition qui voit s’affronter depuis 1967 une dizaine d’équipes internationales espoirs. Celui-ci se déroule chaque année en Provence. De nombreux participants sont devenus de grandes stars du ballon rond à l’image de Cristiano Ronaldo, Zinédine Zidane, ou encore Thierry Henry… Plus récemment, on peut énoncer les noms d’Alejandro Garnacho et Maghnes Akliouche. Ainsi, dans les travées des stades provençaux, on compte des recruteurs et des journalistes venus du monde entier.

Cette année, huit sélections sont engagées, et sont réparties en deux groupes de quatre : Arabie Saoudite – France – Mali – Panama (Groupe A); Congo-Brazzaville – Danemark – Japon – Mexique (Groupe B).

A noter que toutes les nations ont envoyé leur sélection U20, notamment en vue de la préparation de la Coupe du monde U20, qui débutera au Chili fin septembre. Toutes, sauf l’Arabie Saoudite, qui a envoyé ses U23.

Une mi-temps et puis c’est tout

Pour ce troisième et dernier match de poule, la France, déjà qualifiée, affronte le Panama. Il faut attendre la 15e minute pour que les Bleuets, en possession du ballon, parviennent à entrer dans la surface de réparation adverse. Sur une offrande de Louis Le Roux, le capitaine Steve Ngoura fait trembler les filets panaméens. Dix minutes plus tard, l’attaquant aurait pu doubler la mise sur un centre d’Elyaz Zidane, mais sa tête passe tout proche du montant. A la demi-heure de jeu, le Panama recolle au score sur corner, grâce à une frappe croisée de Gustavo Herrera. La riposte française ne tarde pas. À la 36e minute, Ibrahim Mbaye décale en profondeur Kemryk Nagera, le latéral droit satisfait Lucas Michal qui met le ballon dans la cage panaméenne.

Justin Bengui-Joao, Elyaz Zidane et Louis Le Roux
© – tournoimauricerevello.com

Lors des 45 dernières minutes, mis à part une frappe totalement dévissée de Mbaye, élu joueur du match, et un arc-en-ciel presque réussi de Saïmon Bouabré, pas grand chose n’aura fait réagir la tribune du stade de Lattre. Le Panama, pourtant mené et donc dans l’obligation de marquer, est resté assez défensif ne changeant alors le score de la rencontre. Pour le sélectionneur Bernard Diomède, la volonté de former les joueurs passe avant le résultat. Cet après-midi, les deux objectifs ont été remplis. Le champion du monde 1998 demeure conscient que « le contenu du match n’est pas suffisant », à cause, notamment « des états de forme physique et psychologique de certains. »

Le Dogue Kemryk Nagera a brillé

En fin de contrat au 30 juin avec le LOSC, Kemryk Nagera a été l’auteur d’une bonne performance pour son second match de la compétition. « C’est un joueur assez intéressant dans un système à cinq défenseurs, même si la concurrence est forte. Il est bon à chaque fois qu’il vient en sélection. Cela s’explique par le fait qu’il a enchaîné les matchs, en Youth League et en National 3. Son temps de jeu lui permet de progresser et de se faire voir. » 

Kemryk Nagera en avant-match
© – tournoimauricerevello.com

L’Arabie Saoudite qualifiée pour les demi-finales

Plus tôt dans la journée, les deux autres équipes du groupe s’affrontaient : l’Arabie Saoudite et le Mali. Après cinq minutes de flottement, les Maliens mettent le pied sur le ballon sans toutefois parvenir à se créer des occasions nettes. Contre le court du jeu, l’Arabie Saoudite ouvre le score à la 15e minute par l’intermédiaire de ses deux pistons. Abdulaziz Al Elewai centre pour son compatriote de l’aile gauche, Mishal Al Alaeli qui marque de la tête. La réponse malienne se fait au bout du bout de la première période. Gaoussou Diakité, envoyé en profondeur, fait un contrôle aile de pigeon surprenant tout le monde, en premier lieu le portier saoudien qui loupe totalement sa sortie.

En deuxième mi-temps, toujours sonné par l’égalisation des Maliens, l’Arabie Saoudite encaisse un second but, marqué par l’attaquant Wilson Samaké. Ensuite, les Aigles, pris par « un manque de lucidité » selon leur coach Fousseni Diawara, vont clairement manquer d’efficacité devant la cage. « On a deux opportunités pour la mettre au fond, c’est le tournant du match », reprend le coach malien. A la 66e minute, le piston Abdulaziz Al Elewai fait une nouvelle fois parler de sa vitesse, et envoie une passe décisive à son coéquipier en club, à Al-Ettifaq, Abdullah Radif, désigné joueur du match. Le score ne bouge pas, 2-2.

Le Tournoi Maurice Revello prévoit une séance de tir au but en cas de nul, afin de donner un point supplémentaire pour l’équipe gagnante. A ce jeu-là, les Maliens l’emportent, mais cela n’est pas suffisant pour espérer une qualification. 

Fousseni Diawara et Hamidou Makalou en conférence d’après-match © – Raphaël Bonnamy

Un Mali porté par ses jeunes pousses formées au Guidars FC

« Donnez le ballon à Makalou » répétaient certains supporters maliens. Lors de la rencontre, ils étaient nombreux à crier le nom de leur joueur « chouchou », le capitaine Hamidou Makalou. Le milieu défensif, qui compte quatre apparitions en Ligue 1 sous les couleurs du Stade Brestois, a été le véritable métronome de l’équipe. Plus haut sur le terrain, Sekou Koné et Gaoussou Diakité, auteur du deuxième but malien, ont également fait parler leur talent. Le premier a récemment été acheté par Manchester United, tandis que le second appartient au RB Salzbourg. Tous ont un dénominateur commun, l’académie dans laquelle ils ont émergé, le Guidars FC de Bamako. En conférence d’après-match, cette culture de la formation a été mise en valeur par le sélectionneur, « L’équipe nationale bénéficie surtout du travail qu’il y a dans toutes les académies. »

En attendant les résultats du Groupe B, la France et l’Arabie Saoudite se mettent au repos en vue des demi-finales qui se tiendront ce vendredi 13 juin, à Salon-de-Provence. Les équipes non qualifiées participeront à des matchs de classement.

Raphaël Bonnamy

© – Raphaël Bonnamy

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