Un air de Jeux olympiques flotte dans les rues de Paris ce dimanche 14 septembre. Pour cause, la fête du sport. Si cette journée se célèbre dans toute la France, c’est la capitale qui en sera le meilleur témoin, avec le plus grand rassemblement multisport jamais réalisé. Pour l’occasion, le nageur Maxime Grousset, double champion du monde à Singapour et médaillé de Bronze aux JO de Paris 2024, tentera de battre son record sur 100 mètres nage libre, dans des conditions inédites. En effet, il sera face au triple champion olympique, Tony Estanguet, lancé à pleine vitesse sur son canoë. De quoi promettre une belle course entre les deux champions tricolores.
Un évènement qui fait perdurer l’esprit olympique
La « Fête du sport » a été mise en place en 2024 par le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative ainsi que par le Comité National Olympique et Sportif français (CNOSF) et le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF). Pour sa première édition, les objectifs sont simples : encourager la pratique physique régulière et valoriser le rôle du sport dans la société tout en renforçant les liens sociaux autour de ses valeurs universelles. Pour l’occasion, Paris se métamorphose, à commencer par la célèbre rue Rivoli. Celle-ci devient le « Boulevard des sports », de la Concorde à l’Hôtel de Ville, on peut y voir des espaces de démonstrations et d’initiations pour tous, ainsi que de rencontres avec des athlètes tels que la triple championne olympique d’athlétisme Marie-José Pérec. Pas moins de 46 fédérations seront représentées, réunissant des sports allant de la voile, au kayak, en passant par le rugby fauteuil.
Cette fête permet de prolonger l’élan des Jeux olympiques et paralympiques, l’occasion de mettre au défi quelques grands noms du sport français. La baignade de Grenelle sera d’ailleurs le théâtre de l’Open EDF sur Seine, un « 100 mètres des légendes » réunissant entre autres les nageurs Alain Bernard, Camille Lacourt ou encore Florent et Laure Manaudou, lors d’une course aux pieds de la Tour Eiffel.
Un défi au sommet du sport français
Le clou du spectacle aura lieu à 19 h 30, lors d’un deuxième 100 mètres. Tony Estanguet, le triple champion olympique de canoë slalom, et président du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 devra faire ses preuves face au nageur le plus médaillé de France. Pas de Léon Marchand en vue mais son égal en terme de médailles, le Néo-Calédonien de 26 ans, Maxime Grousset.
Pour le roi du papillon, le challenge est de taille. Battre Tony Estanguet ne s’annonce pas de tout repos puisque les deux athlètes vont à la même vitesse soit 2 m/ secondes. Mais le nageur a une motivation personnelle en plus puisqu’il tentera de battre son record du 100 m nage libre.
Un nageur hors pair, trop peu connu du grand public
C’est en 2017, lors des Championnats de France qu’il fait parler de lui avec une première grande victoire dans le relai du 4 x 100 mètres nage libre. Si ses premiers JO en 2021, à Tokyo, sont satisfaisants, car il décroche une 4e place lors de la finale du 100 mètres, l’étudiant en kinésithérapie offre néanmoins une performance décevante durant ceux de Paris 2024. Avant de s’élancer dans le grand bain, celui-ci n’a pas ressenti la pression, ni l’adrénaline « Ça m’a desservi de sentir que je n’étais pas stressé. » Ses résultats ne l’emmenant pas plus haut que la 5e place en individuel. Il se console tout de même avec une troisième place sur le relais 4 × 100 m 4 nages messieurs.
Sur les Championnats du monde de natation à Singapour l’année suivante, le nageur compte bien prendre sa revanche. Et quelle revanche ! Le papillon qu’il exécute avec explosivité et vitesse lui permet de décrocher deux titres de Champion du monde. Sur le 50 m, il s’impose en 22’’48, battant dans le même temps le record de France. Il remporte également l’or sur le 100 m, en finissant en 49’’62. Il est le premier français à passer sous la barre des 50 secondes sur un 100 m papillon et écrase par la même occasion, le record d’Europe.

© – Lintao Zhang/ Getty image via l’AFP
Si ces performances remarquables font de lui le 2e nageur de l’histoire à réussir le doublé 50 m et 100 m papillon lors d’une même édition des Championnats du monde, Maxime Grousset ne s’arrête pas là. Il ajoute à son palmarès des mondiaux, la médaille de bronze en relai mixte au 4 x 100 m nage libre et celle d’argent au relai masculin au 4 x 100 m 4 nages. Il devient ainsi le Français le plus médaillé sur des mondiaux en grand bassin, à égalité avec Léon Marchand.
Reste à voir si tout cela l’aidera à s’imposer dans l’eau de la Seine ce soir. Pour le savoir rendez-vous à 19:30 aux pieds de la Dame de fer.
A lire aussi : Qui sont les trois Lillois qui participeront au Championnat du Monde à Tokyo ?






Laisser un commentaire