Ce samedi 10 janvier, dans le froid glacial du stade Degouve Brabant, les Lensoises n’ont pas su s’imposer lors de ce seizième de finale de Coupe de France face au Paris FC. Un adversaire redoutable qui n’a néanmoins marqué que deux buts face aux femmes de Sarah M’Barek. Un score qui laisse entrevoir de bonnes choses pour la suite.

Avant même le coup d’envoi, cette rencontre s’annonçait sur le papier comme compliquée pour les Lensoises. Le tirage n’avait en effet pas été en leur faveur, les opposant directement au Paris FC, actuel troisième de D1 Arkema et champion en titre de la Coupe de France. Un défi rendu encore plus difficile par les intempéries, qui ont contraint à la délocalisation de la rencontre à Arras, éloignant les Lensoises de leur stade habituel François-Blin. Le résultat a finalement suivi cette logique, éliminant les joueuses du RC Lens dès leur entrée en lice dans la compétition.

Les Sang et Or n’ont rien lâché 

Comme annoncé par la coach du RC Lens en conférence d’après match : « Je pense qu’on a manqué un peu d’intensité sur la première mi-temps, on a eu du mal à déclencher comme on l’avait préparé. » Les Lensoises ont eu du mal à se remettre dans le bain après cette reprise quelque peu particulière, au vu de la neige de ces derniers jours. Dès les premières minutes, le ballon a majoritairement circulé dans les pieds des Parisiennes.

Malgré cela, Lens s’est procuré de très belles actions, que ce soit sur coup franc (8e) ou encore sur un but finalement refusé quelques instants plus tard pour une faute. Toutefois, l’équipe affiche un réel manque de réalisme depuis le début de la saison, ce qui lui a causé du tort dans cette rencontre. Le pressing était bien présent, tout comme les montées dans la surface adverse, sans pour autant aboutir sur un but.

Jennyfer Limage en possession du ballon
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À l’inverse, le Paris FC s’est montré plus efficace, ouvrant le score dès la 13e minute par l’intermédiaire de l’attaquante Nora Håheim. Au-delà de la performance sportive, cette première mi-temps a été marquée par un arbitrage contesté, avec des fautes non sifflées des deux côtés, des interruptions incessantes et un retour aux vestiaires sans temps additionnel malgré l’intervention des soigneurs sur la pelouse.

Les Sang et Or ont eu à plusieurs reprises du mal à trouver la clé pour pénétrer dans la surface parisienne. Les centres et passes en profondeur n’y ont rien pu, la défense parisienne était solide. Elle arrive même à s’interposer lors des relances lensoises, à l’image du tacle de Kaja Korošec, qui vient couper court à la contre-attaque lancée par Aude Gbedjissi en seconde période.

Les Lensoises ont tout de même fait frissonner le public d’anticipation. En l’espace de deux minutes dans le dernier quart d’heure de jeu, deux frappes bien placées d’Aude Gbedjissi ont laissé croire à un but des locales. Si la première – après un ballon qui menaçait de franchir la ligne de corner transmis en retrait par Louann Archier – frôle la transversale, la seconde vient se heurter à une claquette de Mylène Chavas. La défense nordiste a également su créer des étincelles, à l’image d’un arrêt en deux temps de Blandine Joly qui a bien bloqué son angle face à une cavalière seule parisienne.

L’espoir d’égalisation s’est envolé encore plus loin lorsqu’Anaële Le Moguédec vient doubler le score grâce à une frappe croisée à la 59e minute. La sortie tardive de la portière nordiste sur cette action laisse donc un arrière-goût amer. Le match du Paris FC n’a pas été tout rose non plus. À la 80e, un geste violent de Melween N’Dongala envers Romane Lejeune conduit à l’exclusion de l’arrière du Paris FC. Cette supériorité numérique lors des dix dernières minutes aurait pu profiter aux Artésiennes. Malheureusement pour les Lensoises, il n’en sera rien, les Franciliennes tenant leurs rangs jusqu’aux derniers instants.

Une défaite qui ne fait pas perdre espoir

Au sortir de cette défaite et au vu du départ d’un pilier de l’équipe, l’entraîneuse Sarah M’Barek se veut rassurante : « La performance de l’équipe aujourd’hui s’inscrit dans la bonne dynamique du mois de décembre […] L’équipe est dans le bon wagon, ça va aller, on va y arriver » La capitaine Tess David partage cet état d’esprit : « On continue de travailler, ce qu’on a fait d’aujourd’hui c’est encourageant dont on va s’appuyer là-dessus. » Elle a, comme son équipe, les yeux rivés sur les prochaines rencontres, principalement celle face aux Lyonnaises, premières du championnat, mercredi prochain à l’extérieur.

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Clémence Gellis & Emma Chaussidiere

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