Pour leur première de l’année 2026 au stade de la Libération, les Boulonnais ont réussi leur pari de rebondir suite à leur défaite à Guingamp le 3 janvier dernier. Ils ne partaient pas avantagés. Si les deux équipes ont commencé l’année avec une défaite, le MHSC a eu, contrairement à Boulogne, l’occasion de se rattraper en Coupe de France en éliminant le pensionnaire de Ligue 1 Metz 4 buts à 0.

Barragistes provisoires à la limite de la zone rouge avant cette 19e journée de Ligue 2, les joueurs de Fabien Dagneaux risquaient gros. Le Stade Lavallois, à un petit point d’écart de Boulogne, lorgnait cette sortie de la zone de relégation.  En s’imposant ce vendredi 16 janvier, les Boulonnais ont fait une bonne opération, grimpant d’une place au classement et scellant son invincibilité face à Montpellier cette saison.

Une métamorphose à la mi-temps

En première période, on a vu la formation des Rouge et Noir plus défensive, assez hermétique aux attaques sudistes. Ce qui n’a pas empêché des tentatives qui font vibrer le public. Bien lancé à la 22e minute, Vincent Burlet remonte la moitié de terrain montpelliéraine, pour aller frapper après s’être légèrement excentré. Une fois de plus, les efforts ne portent pas leurs fruits et le Viktor Dzodić se saisit facilement du ballon.

« Il y avait cette crainte d’encaisser, surtout qu’on sortait d’une défaite 3-0. On a ouvert notre jeu lors de certains matchs face à des équipes de haut de tableau et on s’est fait punir. On sait que pour avancer il faut être solide et on a bien fait d’insister là-dessus. » a justifié Fabien Dagneaux après la rencontre.

Boulogne a eu chaud en ce mois de janvier

La victoire n’a tenu qu’à un fil. Lors des dix dernières minutes, les Héraultais poussent vers le but, et trouvent des failles dans la défense. Un de leurs temps fort a d’ailleurs fait croire à une égalisation dans les tribunes. A la 85e minute, le défenseur boulonnais Julien Boyer s’interpose dans la surface pour dégager le ballon. La remise profite à Montpellier, forçant Ibrahima Koné à s’interposer avec un plongeon.

Si ces deux sauvetages avaient pu permettre à la défense nordiste de reprendre son souffle, c’était sans compter sur une tête plongeante de l’Héraultais Enzo Tchato Mbiayi qui termine au fond des filets boulonnais. Une position de hors-jeu sur l’action signalée par l’arbitre enterre les espoirs sudistes. Enfin pas complètement, à en croire la frappe à l’entrée de la surface de Théo Chennahi qui vient s’écraser sur la barre transversale dans le temps additionel.

Lecolier, quel bijou !

Pour son premier match sous les couleurs de Boulogne, l’attaquant Martin Lecolier a commencé à faire ses preuves. Arrivé en décembre de Sochaux, il a une nouvelle fois montré sa polyvalence et prouvé sa compatibilité avec le reste de l’équipe, y compris en attaque avec Corentin Fatou.

Avant le coup d’envoi de la seconde période, Martin Lecollier remplace Noah Fatar, un autre ancien de Sochaux. Si son entrée est acclamée par le public, elle n’était pas censée se faire à ce moment. « Noah [Fatar] a pris un choc sur le coup de pied en première période. » a expliqué l’entraîneur nordiste. Le choix a donc été fait d’avancer le changement. Résultat, Martin Lecolier a pu régaler le public plus rapidement que prévu.

Plein d’envie, il s’imprègne du rythme de ses coéquipiers et se donne dans les duels, tant offensifs que défensifs. Il a pu mettre à l’oeuvre des gestes techniques à l’image d’une talonnade à destination de Vincent Burlet à la 49e minute. Ce match lui a permis de monter sa patte pour pourquoi pas, laisser son empreinte chez les Rouge et Noir.

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Clem Gellis

© – Clem Gellis / Les Olympistes

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