Ce samedi, l’OMR recevait Rouen, avec la volonté de confirmer les bonnes choses vues la semaine passée à Chambéry. C’est chose faite, victoire 23 à 21 pour des Marcquois particulièrement réalistes. 

C’est un nouvel OMR que nous avons vu ce samedi après-midi. Un OMR qui gagne, d’une part, mais surtout un OMR révolté, et qui donne envie d’aller à la guerre avec lui. Explosions de joie sur chaque pénalité gagnée, communion avec le public à la mi-temps et à la fin du match, une joie de jouer ensemble semble avoir été retrouvée du côté de Marcq-en-Barœul. 

L’union a fait la force de l’OMR face à Rouen
© – Céleste Patin / Les Olympistes

Des Marcquois réalistes

Si un mot devait être choisi pour définir la prestation marcquoise, on pourrait évoquer le combat, la solidarité, mais surtout le réalisme. Le combat fut rude, avec des Rouennais qui venaient tenter de récupérer des points précieux. Comme l’explique Ervin Muric, marqueur du soir : « La semaine dernière on a mis du jeu pendant les 20 dernières minutes, là on a envoyé du jeu dès les premières secondes. » Cette entame intéressante a permis aux Marcquois d’inscrire des points dès qu’ils sont entrés dans les 22 mètres adverses. À la mi-temps, les Jaune et Bleu menaient donc 16 à 3, avec un Dany Antunes des grands soirs, auteur de quatre pénalités réussies sur autant de tentatives. En seconde période, Rouen est revenu avec de meilleures intentions, et a longtemps refroidi un public du Stadium pourtant bouillant. Alors que les Normands avaient recollé à 23 à 21 à cinq minutes du terme, l’ouvreur Maxime Javaux manque une transformation décisive. Dans la foulée, Dany Antunes, toujours plus chirurgical, vient sceller la victoire marcquoise, sur le score de 26 à 21. 

Chirurgical face aux perches, Dany Antunes a encore été un grand artisan de la victoire marcquoise
© – Celeste Patin / Les Olympistes

Une fébrilité toujours présente 

Si les hommes de Morgan Champagne se satisfont très largement de cette courte victoire, de vilains défauts restent à gommer. Comme l’explique un très lucide Mathias Ortiz, les Marcquois sont parfois retombés dans leur travers. « En début de seconde période on a eu un trou d’air, on jouait plus bas et ils sont revenus au score, heureusement qu’on met cette pénalité à la fin. » Même si les choses semblent aller mieux, tout n’est donc pas parfait du côté de la métropole lilloise. Cette fébrilité s’est aussi ressentie sur les ballons hauts, secteur du jeu où ils ont été complètement oppressés par Rouen. 

Tout de même, la ferveur du public, les moments de liesse et l’efficacité affichée présagent de bonnes choses pour la suite. Pour Ervin Muric en tout cas, l’heure est à la positivité : « A chaud, c’est plutôt positif, on a accroché jusqu’à la fin et personne n’a lâché même si le score était tendu. » Ce positif, il faudra s’y accrocher pour atteindre les objectifs affichés. Profitant des défaites de Tarbes, Bourgoin-Jallieu et Rennes, la sortie de la zone rouge n’est plus qu’à deux petits points. L’ailier Mathias Ortiz est clair : « On sait que la saison va être très longue, ça se jouera jusqu’aux dernières journées, mais on fera tout notre possible pour remporter les matchs charnières qui nous attendent. »

Prochain rendez-vous samedi 24 janvier à Suresnes, pour tenter d’accrocher des points et confirmer la bonne dynamique en cours. 

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Pablo Domene

© – Céleste Patin / Les Olympistes

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