Ce dimanche 25 janvier, la Maison des Folies de Wazemmes a accueilli la première édition de la Frapbattle, une battle de hip-hop 100 % rap français, organisée dans le cadre du festival hip-hop lillois qui se tient du 21 janvier au 8 février. Après une série de confrontations, le Roubaisien, Lemzo s’est imposé comme grand gagnant.
La Frapbattle a réuni 56 danseurs venus tenter de décrocher les 600 euros mis en jeu. À l’issue des sélections, seuls 16 candidats ont été retenus pour s’affronter devant une salle remplie en moins de 30 minutes, sous le regard du jury composé de Kuty et Lindsay, deux personnalités influentes à l’international dans l’univers du hip-hop.
60 secondes pour convaincre
Pour débuter la compétition, le groupe DAMN’HEAP (4 danseurs) et Hokko Kujin offrent un show d’ouverture dans une salle remplie d’une ferveur bienveillante. Parmi ces 16 candidats qui se battaient pour remporter cette battle, se trouvaient des jeunes de la région, des habitués du parquet, tandis que d’autres évoluent au niveau européen. Chacun avait 60 secondes pour prouver qu’ils étaient le meilleur. L’ambiance était de mise grâce au speaker Sid-Ali et le DJ de la Maadlamalice aux platines. Lemzo et MA2T sont parvenus à se hisser jusqu’à la demi-finale, ils ont dû effectuer trois passages de 60 secondes pour persuader les deux jurés, Kuty et Lindsay, sur des samples de l’artiste Rikyu. Ainsi, ils ont fait lever, danser et chanter toute la salle de plus de 300 personnes.

© – Ana Sarrion / Les Olympistes
« On ne voit pas souvent une battle sur du rap français »
Lemzo, du groupe Baddogz, est de la région et a grandi à Roubaix. Pour soutenir les organisateurs et le projet, la « cliquaille », tout le crew ainsi que les jeunes sont venus. Il a finalement mis le feu au parquet grâce à son ami et coéquipier de danse Mams, qui l’a poussé à s’inscrire. Après une fin d’année assez calme, c’était l’occasion de se remettre dedans et de s’amuser. Il avait envie de se tester sur des sons de rap français qui, d’habitude, laissent place à des sons plus américains ou des sons faits par des beatmakers pour les battles de danse. « En plus de ça on ne voit pas souvent un battle sur du rap français c’est très cool, on a tous baigné dans le rap français, enfin dans mon entourage. Donc là c’était un nouveau challenge. »

© – Ana Sarrion / Les Olympistes
Sid-Ali évoque à plusieurs reprises le terme de grande famille hip-hop, chose que Lemzo confirme en argumentant : « Généralement avec les danseurs du monde entier on se connait majoritairement tous, même si nous ne nous parlons pas forcément, nous voyons qui est qui, c’est assez cool. Le monde du hip-hop est une grande communauté. »
Une victoire pour la famille et le crew

© – Ana Sarrion / Les Olympistes
L’habitué des battles dédie sa victoire à sa famille et son crew. Sa femme et ses enfants, venus l’encourager, ne manquent aucune de ses battles. Il raconte avoir décidé avec sa femme, bien qu’ils aient des enfants, qu’ils n’arrêteraient pas leur passion originelle. C’est une façon de la partager comme sa mère a fait avec lui. Ils adorent les amener sur ces évènements, pour eux cela fait partie de l’éducation : « On ne les oblige pas à faire comme nous, en revanche cela nous permet de leur faire découvrir ce qu’on fait. Ils rencontrent du monde, ce qui les fait grandir. Ici tout le monde connait mes enfants et tout le monde fait attention à eux, je leur fais confiance les yeux fermés. » Un état d’esprit à l’image de l’évènement, où la bienveillance et le respect occupent une place centrale. Lemzo tient donc à remercier Hokko Kujin, les organisateurs qui laissent place à la nouvelle génération et leur souhaite le meilleur.
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