« Incompréhensible ». L’entraîneur des Dogues Mathieu Robail n’aurait pas pu mieux résumer cette rencontre. Face à Thonon-Evian, les Lilloises avaient l’opportunité de se rapprocher encore plus de la montée. Nonobstant, c’était sans compter sur la seconde période du collectif nordiste, qui laisse filer deux points et une place sur le podium (1-1).

Victorieuses à l’extérieur face à Saint-Malo pour leur premier match du mois, les Dogues espéraient remettre le couvert à domicile ce dimanche 8 février. C’était bien parti, très bien parti, jusqu’en seconde période. Frustrant, d’autant plus que les Lilloises n’ont pas su profiter de leur supériorité numérique en seconde mi-temps, concédant une égalisation à défaut.

Un visage par mi-temps

Tout vient à point à qui sait attendre. Les deux équipes se sont tenues tête durant les 45 premières minutes, jusqu’à l’ouverture du score juste avant le retour au vestiaire. Inna Hlushchenko, légèrement excentrée, profite de son placement face au but pour frapper. Si le ballon ricoche sur la jambe de gardienne, Céleste Delcroix profite de la retombée pour débloquer le compteur d’une tête imparable.

Ce but est le fruit de l’engagement et de la détermination des Dogues, à l’image de leur capitaine Claire Lelarge qui s’est relevée deux fois consécutives dans la surface (26e). Ces qualités ont été quasiment absentes en seconde période, permettant l’égalisation de leurs adversaires aidées de la barre transversale grâce à une frappe de Wissem Bouzid (55e).

« On n’est pas du tout rentrées avec les mêmes intentions qu’en première mi-temps », explique Mathieu Robail à l’issue du match. Moins organisées, les Lilloises laissent plus d’espaces à leurs adversaires, qui en ont profité. Un « néant total » que l’entraîneur pense causé par « les attitudes qui n’ont pas été bonnes. »

Des tentatives nordistes plus ou moins brouillonnes

Le jeu long des Dogues a payé, notamment sur les nombreux décalages d’Inna Hlushchenko, qui est venue mettre maintes fois le feu dans les tribunes et dans le public.

Son jeu rapide et incisif a poussé la gardienne de Thonon et son ancienne coéquipière Justine Rousseeu à quitter sa cage – voire parfois sa surface – pour s’interposer. Les étincelles de l’attaquante ukrainienne ont également poussé les Hautes-Savoyardes à la faute, ce qui leur coûte l’exclusion de leur défenseuse Lalie Valentino à la 42e minute.

Une autre faute commise par Félicia Goyi sur Pauline Haugou réduit l’équipe alpine à neuf (57e). Avantage supplémentaire que les Lilloises n’ont pas su exploiter, en restant désordonnées dans la surface, manquant à de nombreuses reprises de prendre les devants. Entre les frappes au-dessus de la cage ou les ballons trop faciles pour Justine Rousseeu, les imprécisions lilloises leur coûtent la victoire. Elles auraient même pu concéder une défaite sur la toute dernière action, si Taylor Beitz n’était pas intervenue face à une cavalière seule.

Si elles n’ont pas réussi à franchir ce pallier pour se hisser à la troisième place du podium et se rapprocher du duo de tête Auxerre-Toulouse, les Dogues ont donné à voir de l’espoir. « Si on veut voir le verre à moitié plein, on est sur une dynamique de deux matchs sans défaite » conclut Mathieu Robail, les yeux déjà rivés sur le déplacement à Rodez, avant-dernières du classement, dimanche prochain.

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Clem Gellis

© – Clem Gellis / Les Olympistes

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