Arrivés dans la troisième division du rugby français pour la première fois la saison passée, l’objectif de l’OMR était clair : le maintien. Sauvés de peu lors de la saison 2024-2025, l’exercice actuel semblait nous promettre une fin de saison toute aussi indécise pour les Marcquois. Mais alors qu’il reste huit journées à disputer, l’OMR se verrait offrir son maintien sur un plateau.
Pour comprendre ce revirement total, il faut se rendre bien au sud du Stadium MEL. Au pied des Pyrénées, du côté du Stado Tarbes Pyrénées Rugby, ainsi qu’au pied du Jura, à Bourg en Bresse. C’est une avalanche qui secoue en effet le championnat : les deux clubs devraient être relégués administrativement, offrant donc à l’OMR une place au chaud en Nationale pour la saison prochaine.
Bourg-en-Bresse : une relégation pas encore effective
Encore en Pro D2 il y a deux saisons, les Aindinois pourraient voir leur club descendre d’un nouvel étage cette saison. Alors qu’ils semblaient dans le coup sportivement, pointant à la huitième place, des soucis financiers semblent les trahir. Comme l’explique Rugbyrama, les Bressans sont sanctionnés d’une descente administrative d’un cran, projetant une saison 2026-2027 en Nationale 2. Tout de même, le club a sept jours pour faire appel. Leur relégation n’étant donc pas encore officiellement validée.
À Tarbes, la crainte d’un dépôt de bilan
Au-delà de descendre d’un niveau, la situation semble bien plus grave à Tarbes. Aucun salaire payé depuis décembre, d’immenses difficultés autant sportives que financières, difficile d’imaginer une lueur d’espoir côté Tarbais. Bon dernier de Nationale, le club se déplace ce vendredi à Massy, mais le match semble avoir de très grandes chances de ne pas se jouer, offrant une victoire sur tapis vert aux massicois. Le dépôt de bilan semble être de plus en plus proche, situation terrible pour un club double champion de première division française au XXe siècle.
Après Blagnac et Hyères-Carqueiranne lors de la saison 2023-2024, deux nouveaux clubs tombent face à l’intransigeance économique du championnat. Même si Marcq-en-Baroeul n’est pour l’instant pas cité, rappelons que le président Olivier Gradel lançait il y a quelques semaines un signal d’alerte chez nos confrères de la Voix du Nord. Plafond de verre financier, manque d’investisseurs : le président marcquois appelait à l’aide.
Situation à suivre donc, mais l’OMR peut pour l’instant imaginer un futur en Nationale, sans se préoccuper de descente sportive pour cette saison.
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