Originaire de Vieux-Condé, dans la banlieue de Valenciennes, Tom Damez nourrit une ambition claire : rouler aux côtés des plus grands dans la catégorie reine du sport automobile, la Formule 1. Un rêve cependant difficile à atteindre, tant les obstacles sont nombreux.
Tom découvre le karting à seulement 8 ans, en 2022. Sans passer par les écoles de pilotage habituellement empruntées par les jeunes pilotes, il parvient rapidement à se faire remarquer. Depuis deux saisons, il participe à des compétitions dans la catégorie Mini 60, destinée aux jeunes âgé(e)s de 9 à 12 ans. Accompagné par ses deux parents, Jennifer et Julien, chaque week-end devient dès lors un week-end de course pour la famille Damez.
En 2024, il se classe 5e au Championnat de la Ligue des Hauts-de-France et décroche une qualification pour le Championnat de France. Pour sa première participation à ce niveau, Tom termine 42e sur les 72 meilleurs pilotes nationaux. Ses performances attirent alors l’attention de l’écurie belge CRG pour la saison suivante.
L’année suivante, lors du Championnat de la Ligue des Hauts-de-France, Tom confirme sa progression en montant sur le podium avec une deuxième place. En seulement quelques années, son engagement et son talent ont été reconnus. Sur la piste, il s’impose désormais comme un concurrent sérieux et redouté.

© – Instagram @crgbelgium
Une passion dévorante…
Depuis trois ans, le jeune pilote nordiste fait preuve d’une détermination et d’une combativité hors pair. Tom cherche constamment à repousser ses limites, faire plus et faire mieux. Grâce à ses résultats, il est de nouveau sélectionné pour les championnats de France l’année suivante. Toutefois, étant souffrant le jour de la compétition, cela n’a pas été facile. Contraint à l’abandon, il termine finalement 69e du classement général, sans marquer de points. Sa détermination se reflète jusque dans les moments les plus difficiles. Même diminué physiquement lors du Championnat de France, Tom a tenu à prendre le départ et donner le maximum en piste. Un engagement qui illustre son attachement profond à ce sport, même lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous.

© – Instagram @damez_tom
… mais qui a un prix
Pour la saison 2026, Tom devait accéder à une catégorie supérieure. Toutefois, face à l’augmentation des coûts liés à sa pratique, il est contraint de mettre fin à sa carrière. En raison des difficultés financières et de l’absence de sponsoring, confie sa mère, il ne pourra pas poursuivre la compétition cette année, malgré des résultats très prometteurs. Malheureusement, dans le milieu du sport automobile, il est fréquent de constater que le talent ne suffit pas toujours, et que de nombreux rêves s’éteignent par manque de moyens financiers.
Le karting, tout comme l’ensemble du sport automobile, nécessite un investissement financier bien supérieur à celui de nombreux autres sports. Saison après saison, les coûts augmentent rapidement pour devenir très élevés. De plus, les dispositifs d’aide destinés aux jeunes pilotes restent rares, confie son père.
La recherche de sponsors constitue également un obstacle majeur. Peu d’entreprises acceptent de soutenir de jeunes pilotes en début de carrière, notamment en raison du manque de visibilité et de médiatisation du karting. Malgré l’intérêt croissant pour le sport automobile ces dernières années, le karting demeure largement absent du paysage audiovisuel français.
Par ailleurs, la FFSA1 ne facilite pas l’accès financier à la discipline. Cette situation accentue les inégalités entre les pilotes bénéficiant de soutiens financiers et/ou de sponsors et ceux, comme Tom, dont les parents doivent se débrouiller par leurs propres moyens.

- La Fédération française du sport automobile a été fondée en 1952. Elle réglemente, organise, dirige et développe le sport automobile et le karting en France. ↩︎
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