Après avoir sécurisé sa troisième place lors de son déplacement à Tours, les Tourquennois recevaient ce vendredi les joueurs du Plessis Robinson. Devant servir aux Nordistes de base de travail, ce dernier match à domicile de la saison régulière s’est conclu sur le score de 3 sets à 1. Le TLM avait pour objectif de repartir sur une bonne dynamique, surtout face à un adversaire ayant connu en ce début d’année une terrible dynamique de huit défaites consécutives avant ce match. Il ne se rassure donc pas.
Un combat haletant dans ce premier set
Les erreurs de service empêchent les deux équipes de se détacher. Du côté du Plessis, c’est le pointu Jérémie Mukelenge qui porte son club dans le jeu en torpillant sur son aile la défense tourquennoise. Pour lui répondre, le central Mitchell Stahl dégoûte les attaquants franciliens avec des blocs à répétition. Son influence sur le plan offensif compense l’absence de la pièce maîtresse Inacio Luengas. Les deux équipes se tiennent au coude-à-coude jusqu’à deux erreurs fatales de ce même pointu Mukelenge, celui qui était le plus performant lors de ce début de match (25-23).
Deuxièmes et troisièmes sets trop brouillons pour les Nordistes
Bis repetita en termes de scénarios. Les mêmes erreurs reviennent. Le TLM s’en sort malgré tout grâce à sa défense impériale qui se perpétue (74 % de réceptions réussies dans le premier set). Pour autant, c’est bien le PRVB qui prend une première longueur d’avance. Nathan Canovas supplée Jérémie Mukelenge à l’animation offensive. Au fil du set, la construction offensive du club nordiste se délite et les réceptions deviennent approximatives. Le score enfle : 11-17. Personne ne se détache du côté robinsonnais : c’est bien le TLM qui s’emmêle tout seul les pinceaux. Une énième attaque au centre du Plessis par Eliezer Dutra conclut un set gagné logiquement (19-25).

© – Guillaume Repessé / Les Olympistes
Piqués à vif, les locaux essayent de commencer pied au plancher dans le troisième. Le club francilien calme rapidement leurs ardeurs en haussant le ton au bloc et en musclant son jeu avec des attaques tranchantes. Le TLM replonge alors dans ses propres doutes, sans pour autant qu’il y est une véritable réaction. En recourant principalement au bloc-out, les locaux arrivent malgré tout à rester à portée de fusil (10-13). La dynamique du deuxième set se perpétue quand même pour le Plessis, notamment en termes d’envie. Et ce, jusqu’au bout (21-25).
Une fin de match en déliquescence
Toute la salle se retrouve climatisée, laissant le kop bien seul. Il n’y a qu’une équipe sur le terrain, et ce même dans le quatrième set. Venislav Antov essaye tant bien que mal de faire violence à son équipe avec ses missiles. De manière inattendue, l’écart se réduit à peau de chagrin suite aux multiples erreurs au service du PRVB (12-15). Le coup de chaud n’est que temporaire pour le club francilien qui repart aussi vite tambour battant. Mukelenge retrouve de son allant, lui qui a fini à 27 points marqués. La fin de match est à sens unique (18-25).
L’absence de Luengas s’est fait ressentir
L’absence de ce dernier faisait tâche, lui qui selon son coach « a une plaie qui s’est infectée. » Stahl (14 points ce soir) a essayé de compenser, surtout dans le premier set. L’absence de l’Argentin, nominé pour le titre de meilleur réceptionneur/attaquant de la saison, s’est clairement fait ressentir par la suite. Dorian Rougeyron ne s’en cache pas : « Quand il manque Nacho (Luengas), que Véni (ndlr : Venislav Antov) passe à côté et que Jan est vide d’énergie, pour le coup-là, on manque de solution offensive. » Avec toutes ces contre-performances en attaque, Tourcoing ne pouvait rien espérer contre une vaillante équipe du Plessis-Robinson.
Cet enchaînement des matchs et le peu de rotation commencent à peser sur l’effectif Tourquennois : Jan Martinez Franchi souffre d’un virus intestinal, alors que Tom Lavigne, lui, souffre du pied. Heureusement pour les Nordistes, ils bénéficient d’encore quelques semaines de préparation avant les playoffs.
Les playoffs en ligne de mire
Avec cette victoire, les Robinsonnais confortent leur septième place qualificative pour les play-ins1. Du côté nordiste, grâce à leur troisième place, ils sont déjà qualifiés pour les quarts de finale de la compétition. Ce classement offre l’avantage de pouvoir travailler collectivement lors des derniers matchs avant de rentrer dans les instants décisifs de cette saison. Cette année les playoffs de Marmara Spike Ligue changent totalement de configuration.
Finis la configuration à rallonge avec trois victoires pour se qualifier. Place à désormais à une double confrontation sèche voir match d’appui si besoin. Ce changement ravit Dorian Rougeyron : « Je préfère, il y a plus de visibilité, c’est la même formule à chaque tour, je la trouve plus cohérente. » Après une saison passée sur le podium, l’objectif de ces playoffs est de viser le plus haut possible : le titre ! Le coach nordiste l’assume clairement « On rêve de gagner tout en prenant les matchs après les autres. On fait ce métier parce qu’on rêve de gagner des trophées et des titres : c’est notre ambition. » Rendez-vous début avril pour le lancement des playoffs.
- Les clubs situés entre la septième et la dixième position disputent un tour supplémentaire ↩︎
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