Sur la pelouse du stadium samedi soir, les Villeneuvoises ont livré une violente bataille face au Blagnac Sporting Club Rugby, ajoutant une défaite de plus à leur saison (7-28). Elles ont pourtant su se montrer combatives, et se sont accrochées jusqu’à la dernière seconde.
Un rude combat
En ce début de soirée, c’est une véritable bataille qui a opposé le SVLM et Blagnac. Les chocs ont été lourds et douloureux. « Ça a été très intense et vraiment très rapide, on a senti dans les contacts que ce n’était pas facile » décrit la capitaine Jeanne Marquegnies.
À plusieurs reprises, les Bleu et Blanc ont lutté face à la défense blagnacaise sans être capables de concrétiser. « On a peut-être manqué d’un peu de maîtrise et de lucidité, on a passé plusieurs actions dans leur camp, on a voulu aller chercher par sept points au lieu d’y aller et valider nos entrées dans leur camp » ajoute la numéro neuf.
À l’inverse, leurs adversaires ont exploité une faiblesse villeneuvoise, la mêlée. Plusieurs fois effondrées, des difficultés pour ne pas faire de fautes et surtout des occasions offertes à leurs adversaires comme à la 17e et 31e minute. Les locales n’ont pas réussi à se replacer, encaissent deux essais alors qu’elles n’étaient pas forcément dominées en première mi-temps. Elles ont longtemps flirté avec la ligne d’en-but sans succès, toujours arrêtées par les Occitanes, les menant au score de 14 à 0 en fin de première mi-temps.

Battues mais pas déméritantes
Une défaite certes, mais pas forcément honteuse. Avec les résultats des dernières rencontres, les Nordistes s’étaient réengagées sur une bonne dynamique, avec de beaux matchs contre des équipes du haut de classement, tels que l’ASM Romagnat ou le Stade Toulousain. Actuellement quatrième au classement, Blagnac était un adversaire de taille : « Je suis très très fière de cette équipe et de ce qu’elle a montré, c’est le haut du tableau et on voit une différence de niveau quand même », souligne la capitaine.
Pourtant, les progrès visibles sur les dernières semaines n’ont pas réussi à faire la différence. Alors que la touche était leur point faible fin janvier face à l’AC Bobigny (6-27), aujourd’hui 100 % des touches ont été réussies. Un point faible résolu en quelques semaines. L’essai marqué en toute fin du match par Léa Leroy, puis transformé par Shannon Izar, sonne comme une libération pour tout le stade, la récompense de plus de 80 minutes de jeu.
Mais cela n’a pas suffi à contenir leur frustration. Malgré leurs efforts, la défaite s’impose et la déception se fait sentir du côté des entraîneurs et des joueuses, à l’image de l’énervement du coach Antoine Ruel, en fin de rencontre. Toujours dernières au classement à quatre journées de la fin du championnat, les joueuses du SVLM devront gagner dans les prochains matchs pour espérer se maintenir en Élite 1.
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