Le Wasquehal FC recevait ce samedi 28 mars l’ASC Biesheim à l’occasion de la 23e journée de National 2. Malgré de bonnes intentions, les locaux ont été sanctionnés par leur mauvaise entame de match et un cruel manque d’efficacité, s’inclinant finalement 1 à 0. De quoi plonger un peu plus le club dans l’incertitude quant à la suite de la saison et son avenir à ce niveau.
« Plus les semaines défilent, plus ça devient difficile. Ce match-là, c’était la goutte qui fait déborder le vase. C’était très difficile cette semaine, sur le côté humain aussi. » indiquait Tony Akli à l’issue du match par rapport au climat d’incertitude qui entoure le club depuis plusieurs mois maintenant. Cette semaine a été marquée par l’abandon du projet de reprise du club par Romain Petit et Hervé Bazile, suite à des désaccords avec la mairie. Faute d’investisseurs, l’ombre d’un dépôt de bilan plane désormais sur le club nordiste, qui pourrait disparaître avant même la fin de la saison, faisant planer la menace de voir disparaître un club emblématique de la région.
Toujours avec neuf points d’avance sur la zone de relégation mais sur deux défaites de rang. Les Nordistes avaient l’occasion de se relancer face à Biesheim pour consolider leur avance et se rapprocher d’un maintien assuré, du moins sur le plan sportif.
Wasquehal paie son entame de match ratée
Les locaux débutent timidement ce match avec des difficultés à ressortir le ballon, ce qui les expose rapidement. Suite à un ballon perdu dans sa moitié de terrain, Seye Gabou se joue facilement de la défense wasquehalienne dans la surface pour adresser un centre en retrait à Alain Reppert, qui conclut d’une frappe limpide (0-1, 6e). L’équipe qui a encaissé trois buts lors de ses trois derniers matchs devient surtout la formation qui n’a pas trouvé les filets adverses sur cette même période. Malgré une large possession, les Jaune et Noir n’ont pas su inquiéter les Biesheimois,en raison d’un jeu trop bas et d’un manque de repères pour se trouver, malgré les nombreux appels de leur coach Tony Akli à jouer plus haut.

© – François Torbiero / Les Olympistes
De retour des vestiaires, Wasquehal accentue la pression sur les Haut-Rhinois. L’équipe a notamment retrouvé du dynamisme grâce à l’entrée en jeu de Jawed Darghal, qui s’est rendu disponible entre les lignes et capable de déstabiliser l’adversaire par sa percussion. Ce dernier est à la dernière passe sur la frappe de Reda Bellahcene suite à un joli numéro individuel à la 57e minute. Les Nordistes multiplient alors les tentatives, mais manquent de précision : à l’heure de jeu, Reda Bellahcene voit à nouveau sa frappe passer juste à côté du cadre. À la 77ᵉ minute, Nail Belaggoune se montre à son tour, en concluant une belle action collective dans la surface, mais c’était sans compter sur le gardien Jérôme Idir qui a détourné d’une main ferme cette tentative, maintenant son équipe à l’abri jusqu’à la fin du match. « On a les meilleures occasions, c’est dommage. On en a sept, huit mais on se loupe sur les derniers gestes et les dernières passes, c’est comme ça. » confie Tony Akli.
Un avenir en suspens
Malgré ce troisième revers consécutif, le Wasquehal FC conserve une avance de neuf points sur le premier reléguable, l’US Chantilly, mais l’important est ailleurs. « En championnat on est bien. Il nous manque deux victoires pour être maintenus et il nous reste sept matchs, mais on ne sait pas comment ça va se finir. » indique Fares Hassani, capitaine de l’équipe. Cette déclaration illustre le décalage entre la situation sportive du club et sa situation en dehors du rectangle vert. Et pour cause, c’est l’avenir du club qui est en suspens. Ce club mythique du Nord qui a connu la Ligue 2 de 1997 à 2002 est en passe de disparaître, en raison d’une dette qui dépasserait la barre des 500 000 euros.
Depuis la démission de Romain Petit en décembre dernier, le club traverse une période particulièrement troublée. Deux à trois mois de salaires impayés, des joueurs expulsés de leur logement, incapables de payer leur essence ou contraints de retourner vivre chez leurs parents. Cette liste n’est pas exhaustive. Un contexte qui complique sérieusement la préparation des matchs avec des séances d’entraînement qui ne se font pas souvent au complet. « On ne sait jamais ce qui va se passer, si les choses vont continuer lundi ou mardi. Pour le déplacement de la semaine prochaine, on ne sait même pas comment on va y aller », déplore le capitaine de Wasquehal, traduisant l’inquiétude qui pèse sur l’ensemble de l’équipe mais aussi sur les employés et les 680 licenciés du club, dont environ 500 jeunes.

© – François Torbiero / Les Olympistes
« On nous avait promis qu’en mars ce serait réglé et on a fait l’effort d’aller jusqu’en mars. Arrivé en mars, on nous apprend que c’est mort. » ajoute le capitaine. Même son de cloche chez son entraîneur, qui est passé par toutes les catégories du club depuis les U19 en tant que joueur puis entraîneur : « Il reste encore des matchs mais je ne sais pas comment ça va se passer, si on va les jouer, sincèrement. Je n’ai rien à reprocher à mes joueurs au vu du contexte qu’il y a au club. Je suis fier de ce qu’ils ont fait aujourd’hui et de ce qu’ils font depuis quelques semaines », confie-t-il, résigné mais fier de l’investissement de son groupe depuis le début de la saison.
Affaire à suivre… Ou pas. L’avenir du Wasquehal FC s’inscrivant de plus en plus en pointillés.
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