Deux mois après avoir conclu l’Euro à la quatrième place, les Bleus ont disputé ce samedi 11 avril leur dernier match de la saison face à la Pologne, à l’Arena d’Aix. Devant 2184 supporters, l’équipe de France de futsal s’est imposée sur le score de 4 à 1 dans un match maîtrisé, qui a vu la montée en puissance du Nordiste Amin Benslama, désormais définitivement ancré dans le groupe.
Si cette rencontre était amicale, elle n’en restait pas moins significative pour Raphaël Reynaud et ses joueurs. Battus par ces mêmes Polonais en septembre dernier à Brasilia lors de la Copa das Nações (coupe des nations), ils avaient vu s’envoler une finale face au Brésil, champion du monde. C’était l’occasion de faire flotter un parfum de revanche à domicile.
Une dernière à domicile réussie
Ce sentiment se ressent d’emblée. Sur une passe en profondeur du capitaine Souheil Mouhoudine qui a percé le bloc polonais, Mohammed Abdessamad ajuste le gardien Michal Kaluza et ouvre le score pour les siens dès la deuxième minute (1-0, 2e). Portés par les encouragements du public, les Bleus font des récupérations hautes et dominent les duels, ce qui empêche les Polonais de ressortir le ballon. Ces derniers tentent alors de revenir au score en réalisant des passes longues, mais celles-ci sont interceptées par les meneurs de jeu Souheil Mouhoudine et Sid Belhaj. Les Tricolores auraient même pu aggraver le score à plusieurs reprises si le gardien Michal Kaluza n’avait pas multiplié les arrêts décisifs (12e, 13e, 14, 19e).
« On a bien préparé ce match avec des intentions de jeu différentes de ce qu’on a fait au championnat d’Europe, notamment avec la mise en place du 4-0 presque systématique. Ça a été intéressant car c’est une équipe assez lourde qu’on a pu prendre dans le dos. » indique l’entraîneur de l’EFF, Raphaël Reynaud. Les Français ont néanmoins subi de nombreuses occasions après leur ouverture du score et ont dû se remettre sur les nombreux arrêts de son gardien Louis Marquet (4e, 5e, 6e) face aux pivots polonais. Les meneurs de jeu ont été une garantie de sécurité à l’image de Mamadou Touré qui s’est illustré sur un sauvetage devant les buts alors que le gardien était hors de ses cages à la 17e.

© – FFF
Il faut attendre le début de la deuxième mi-temps pour que les Bleus se mettent définitivement à l’abri. D’abord sur un but inscrit d’entrée de jeu par Mohammed Abdessamad qui s’est offert un doublé (2-0, 21e), puis un autre de Souheil Mouhoudine sur l’action suivante qui a repris avec détermination un centre de Mohammed Abdessamad devant la défense polonaise (3-0, 22e). « Il nous manquait du peps sur les courses plus longues, c’est ce qu’on a corrigé et très bien fait en deuxième mi-temps », salue Raphaël Reynaud. Les Bleus ont ensuite été dans la maitrise grâce à leur domination technique en ne cédant pas un pouce de terrain à des Polonais très embêtés. Néanmoins, Pawel Kaniewski réduit la marque en toute fin de match d’une frappe lourde sous la barre (3-1, 39e). S’en est suivie une réponse immédiate sur une remontée de balle collective conclue par Ayoub Saadaoui à bout portant (4-1, 39e), scellant une victoire en maitrise pour les Bleus.
Amin Benslama, la précocité d’un Nordiste à toute épreuve
Ce match était également une occasion de faire briller le collectif tricolore en donnant du temps de jeu à une grande partie des joueurs, comme le confirme Raphaël Reynaud : « C’était prévu de gagner en équipe avec trois rotations en première mi-temps et trois rotations différentes en deuxième, pour voir les nouvelles pépites dans d’autres conditions. » Parmi elles, Amin Benslama, qui honorait sa 46e sélection à seulement 22 ans. Le Nordiste, originaire de Wambrechies, a foulé le parquet à quatre reprises, s’affirmant comme un élément nécessaire dans la rotation de l’équipe de France. L’entraîneur Raphaël Reynaud ne tarit pas d’éloges sur le meneur de côté : « Amin, c’est un joueur précieux, un excellent défenseur qui gagne beaucoup de fautes quand on est en possession du ballon. Il prend petit à petit de plus en plus de place. » Solide dans les duels, ce dernier s’est montré habile dans la transmission du ballon en étant à la dernière passe sur certaines occasions des Bleus et en fluidifiant le jeu par sa technique.

© – François Torbiero / Les Olympistes
Cette performance s’inscrit dans une dynamique d’un joueur qui s’est fait progressivement sa place au sein de l’EFF, depuis qu’il est devenu en 2021 le premier joueur formé au Pôle France à intégrer l’équipe A, grâce à sa précocité. « Je suis arrivé très jeune en sélection à l’âge de 18 ans, mais dès le début ils ne m’ont jamais pris pour un jeune joueur et m’ont directement intégré. Dans le jeu ça s’est fait rapidement car je pense que je m’adapte bien aux joueurs. » explique-t-il. Son départ précoce en Espagne au Jimbee Cartagena en 2021 a également façonné son style de jeu et l’impact qu’il a sur le terrain. « Le fait d’être parti tôt en Espagne m’a aidé, car le jeu espagnol est différent du jeu français, qui est plus axé sur le physique, même si aujourd’hui on a montré qu’on avait des grosses qualités techniques ; ça m’a aidé à améliorer ma technique, ma vision de jeu, mes passes. » révèle l’actuel joueur de l’UA Ceutí.
Unique joueur issu du Nord dans la liste, Amin Benslama en fait sa force et espère que d’autres suivront le pas : « C’est une fierté, au début on était trois. Maintenant, être le dernier, c’est une fierté de pouvoir représenter sa région. J’espère qu’à l’avenir, d’autres copains pourront venir. » Le joueur aura à cœur de remettre ses qualités au profit de l’équipe de France, et ce dès cet automne avec le début des qualifications pour la Coupe du Monde 2028.
A lire aussi : Football : Le VAFC remplit le contrat et s’éloigne de la zone rouge face à Versailles – Les Olympistes





Laisser un commentaire