Victoire italienne ce 12 avril à Roubaix ! Si Filippo Ganna n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu chez les professionnels, les transalpins peuvent se réconforter avec le succès prestigieux de Davide Donati sur la course Espoirs, quelques centimètres devant l’Irlandais Seth Dunwoody.
Si les épreuves Élites masculine et féminine, ainsi que la course juniors, ont apporté leur dose de suspense et d’incertitudes, aucune n’arrive au niveau de Paris-Roubaix U23. À l’entrée du vélodrome André Pétrieux, ils sont encore dix à pouvoir décrocher l’Enfer du Nord.
Un final imprévisible
Pourtant, la course s’est décantée rapidement, avec de nombreuses offensives tout au long de la course. C’est finalement à la sortie du secteur du Carrefour de l’Arbre que le groupe de favoris s’est définitivement formé. « J’étais très stressé », raconte Gabin Gicquel, seul Français présent dans cette échappée. « Il y avait beaucoup de chutes, de problèmes mécaniques, j’ai réussi à éviter ça toute la journée pour me retrouver dans le groupe de tête. » Lancés à pleine vitesse dans le vélodrome historique de Roubaix, les hommes forts de la « plus dure des dures » se sont ensuite disputé la victoire au sprint.
Longtemps incertain, c’est bel et bien l’Italien Davide Donati qui remporte l’épreuve, dix ans après son compatriote Filippo Ganna. « Je sais que je suis rapide. Mais je n’ai jamais fait de piste ! Au final, je l’ai abordé comme un sprint normal. Je suis resté devant, j’étais sûr de moi et j’ai lancé quand je pensais que c’était le bon moment », exulte le vainqueur. « C’est magnifique, c’est une vraie libération. »
Une victoire d’équipe
Si le leader des rookies de la Red Bull-Bora-Hansgrohe s’est imposé, il peut remercier son équipe, aux avant-postes toute la journée, par l’intermédiaire de Gijs Schoonvelde et Michiel Mouris. « Je suis très heureux pour lui, même si le sentiment est contrasté, car j’ai crevé dans le Carrefour de l’Arbre et donc je n’ai pas pu aider davantage l’équipe après ça », témoigne ce dernier, vainqueur de l’épreuve en U19 l’année passée. « On voulait être dans tous les groupes, on était confiant parce qu’on se sentait tous super forts. » Davide Donati ne s’est pas non plus privé de remercier son équipe en tombant dans les bras de ses compagnons de route après la délibération des commissaires après l’analyse de la photo-finish. « J’avais des jambes fantastiques, et une équipe fantastique », sourit-il après le podium protocolaire.

© – Raphaël Bonnamy / Les Olympistes
L’Enfer du Nord, jusqu’au bout…
Sur la ligne d’arrivée, certains coureurs sourient et célèbrent avec leur équipe la fin de l’enfer, à l’image de Gabin Gicquel. « Je suis hyper fier de ce que j’ai fait. Les pavés, c’est cool, j’aime bien ça, et faire une place (7e) sur une course comme ça, c’est vraiment incroyable, je ne l’oublierai pas. » Malheureusement, d’autres ne tirent pas les mêmes conclusions de l’épreuve, à l’image des membres de la Visma-Lease a Bike, non épargnés par les chutes. Alors que leur leader Aldo Taillieu avait fait le plus dur en passant les différents secteurs pavés sans accroc dans le groupe de tête, le Belge a vu tous ses espoirs de victoire disparaître en tombant à l’entrée du vélodrome.

© – Raphaël Bonnamy / Les Olympistes
Autre favori de l’épreuve, l’Américain Ashlin Barry, second en 2024 et 2025 chez les Juniors, a lui aussi été victime d’une chute. « Je suis déçu, j’ai fait une erreur vraiment stupide, je suis tombé dans Mons-en-Pévèle alors que j’étais dans le groupe de tête, donc j’ai passé ma course à essayer de les rattraper. J’avais les jambes pour faire bien mieux (11e) » avoue-t-il. « Pour gagner cette course, il faut avoir de la chance et ne faire aucune erreur, et on en a fait tous les deux (Aldo Taillieu et lui, ndlr). Mais j’espère pouvoir revenir l’année prochaine. »
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