Hier soir au Stade du Hainaut (19h30), Valenciennes recevait le FC Rouen, à l’occasion de la 21ème journée du championnat de National. Les joueurs de Vincent Hognon avaient l’occasion de se rapprocher encore davantage des places synonymes d’accession directe en Ligue 2 BKT. Ils n’ont toutefois pu décrocher qu’un point, la rencontre s’étant achevée sur un score nul et vierge (0-0).
Avec l’ensemble de ses recrues hivernales alignées au coup d’envoi (Camblan, Touré, Coeff et Gasnier), le VAFC voulait démarrer fort devant son public. L’entame a cependant été à l’avantage des visiteurs. Dès la 9ème minute, le centre de Mathieu Mion trouve Charles Abi. Pourtant dans une position idéale, l’attaquant rouennais n’assure pas son geste et voit son tir passer à côté du but. Profitant de nombreux espaces dans le dos de Stredair Appuah et dans l’entrejeu, le FC Rouen met la pression dans la moitié de terrain de VA pendant une partie du premier acte. Un constat partagé par Vincent Hognon, qui a admis que son équipe avait été en difficulté « pendant une vingtaine de minutes. »
Peu d’occasions mais « un bon match de National »
Les débats vont ensuite s’équilibrer. Malgré une plus grande maîtrise du cuir et des tentatives signées Kyllian Gasnier (27e) et Mathias Oyewusi (34e), Valenciennes ne parvient pas à se montrer tranchant. À la pause, les deux formations se quittent donc logiquement dos à dos (0-0).
Au retour des vestiaires, la rencontre repart sur des bases similaires avec un déchet technique toujours aussi conséquent et peu d’occasions à se mettre sous la dent pour les 5605 spectateurs présents. Gasnier (52e) et Oyewusi (53e) se procurent de nouveau des situations, mais sans grande réussite. Lucas Woudenberg va lui, réaliser un bon retour défensif, aux alentours de l’heure de jeu. Mais c’est seulement dans le temps additionnel que la rencontre va s’emballer. Porté par son public, le VAFC pousse et manque l’occasion d’ouvrir la marque suite à un centre bien senti de la part d’Ousmane Touré. Trop courts de quelques centimètres, Lucas Buades et Bakaye Dibassy ne parviennent malheureusement pas à pousser le ballon au fond des filets. Le score n’évoluera pas jusqu’au coup de sifflet final et Valenciennes est donc accroché à domicile (0-0).
En conférence de presse, Régis Brouard, l’entraîneur du FCR, a tenu à insister sur la qualité de ce match : « On en regarde des matchs, mais avec Vincent (Hognon), on s’est fait la réflexion que c’était un bon match de National. » Le coach valenciennois s’est quant à lui montré déçu par le déchet technique de son équipe : « On n’a pas su techniquement élever notre niveau. On a aussi souffert d’un manque de puissance, face à une équipe qui en avait beaucoup sur du jeu direct et des deuxièmes ballons. » Conscient qu’il faudra « faire mieux que ça pour enchaîner les victoires », Hognon reste toutefois satisfait de voir sa série d’invincibilité en championnat se poursuivre (six matchs sans défaite désormais). Au classement, son équipe est toujours en course pour la montée, avec seulement 4 points de retard sur Boulogne (2ème).

Alexandre Coeff, le couteau suisse
Arrivé en provenance du Kerala Blasters (Inde) lors du dernier mercato hivernal, Alexandre Coeff a enchaîné trois titularisations depuis son arrivée. Mais à chaque fois, il a été installé à des postes différents. Lors du match nul à Nîmes mi-janvier, il avait débuté latéral droit, tandis qu’une semaine plus tard lors du succès à Châteauroux, il avait compensé l’absence de Dibassy à gauche de la charnière centrale. Et donc, comme le dit le dicton : jamais deux sans trois. Hier soir, en l’absence de Sissoko et Masson (suspendus), Vincent Hognon a décidé de le placer en numéro six, juste devant la défense. Le joueur formé au RC Lens a ainsi pu faire parler sa science du jeu : « On a eu une discussion avec lui dès son arrivée et je l’avais prévenu que je comptais le faire jouer un peu partout », expliquait l’entraîneur, avant d’ajouter : « Il a la qualité technique et une expérience de jeu remarquable pour jouer à tous ces postes différents. Aujourd’hui, il fallait qu’on stabilise le milieu avec un profil un peu plus défensif. »
Ce choix tactique effectué par l’entraîneur aux cinq montées en Ligue 1 lui permet non seulement de posséder plusieurs cordes à son arc, mais également d’instaurer un flou chez l’adversaire au début du match. « Pour chaque rencontre, on analyse l’adversaire et on s’adapte par rapport à leurs forces et faiblesses. On pensait que Coeff allait jouer derrière mais ça n’a finalement pas été le cas, donc on a dû revoir nos plans », admettait Régis Brouard.
Cette polyvalence dont a fait preuve Coeff au cours de sa carrière a toutefois pu lui faire défaut. En variant constamment de position sur le terrain, exceller dans un poste devient beaucoup plus difficile. Surtout quand les qualités demandées à un milieu défensif sont aussi différentes de celles demandées à un latéral droit. « Cette polyvalence m’a sûrement empêché d’être très bon à un poste en étant seulement bon à plusieurs », confiait le couteau suisse de 32 ans. « Mais aujourd’hui je suis fier de voir que l’équipe ne disposait que de cartouches offensives sur le banc car ça montre que le coach sait qu’il pourra me mettre n’importe où pour dépanner défensivement. » Avec huit petits buts inscrits sur les dix dernières journées de championnat, il faudrait se demander si Vincent Hognon ne finira pas par le positionner à un nouveau poste – cette fois-ci plus offensif – pour pallier cette lacune…

Clément Estrat-Baudry et Nathan Duvivier






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