L’équipe de France féminine de volley-ball a vu son rêve mondial s’arrêter en quarts de finale, battue par le Brésil (27-25, 33-31, 25-19). Face à l’une des meilleures nations de la planète, les Bleues n’ont rien lâché, poussant les deux premiers sets jusqu’aux prolongations et se procurant plusieurs balles de set. Si la marche était encore trop haute, elles quittent ce championnat du monde avec la tête haute et le sentiment d’avoir accompli un exploit inédit.
Le simple fait de disputer cette compétition avait déjà valeur d’événement : la France n’avait plus participé à un Mondial féminin depuis plus de 50 ans. Sous la houlette de Cezar Hernandez, nommé sélectionneur en 2024, les Bleues ont pourtant rattrapé leur retard à vitesse grand V.
En poules, elles avaient déjà défié le Brésil. Ce jour-là, elles avaient mené deux sets à rien avant de s’incliner 3-2. Une première alerte envoyée au gratin mondial : la France n’est plus une équipe anonyme, mais un véritable poil à gratter.
L’exploit face à la Chine, moment fondateur
Le match référence restera le huitième de finale remporté face à la Chine (3-1). En dominant l’une des plus grandes puissances du volley, les Bleues ont prouvé qu’elles pouvaient tenir la dragée haute aux cadors. Cet exploit, les a propulsé pour la première fois de leur histoire en quart de finale d’un mondial, un cap symbolique qui marque l’entrée définitive de la France dans le cercle des nations qui comptent.

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Une progression fulgurante depuis 2021
Cette montée en puissance ne se résume pas à un coup d’éclat. Depuis 2021, la progression est constante : une amélioration lors des championnats d’europe (21e en 2019 puis 7e et 6e en 2021 et 2023), le premier titre de son histoire en compétition officielle avec la ligue européenne en 2022. En juillet 2023, la France remporte la Challenger Cup, ce qui lui permet d’accéder à la ligue des nations qu’elle termine 14e en 2024, puis 9e cet été avec des victoires de prestige. L’équipe de France occupe désormais, une 13e place au classement mondial — alors que l’équipe végétait bien plus loin il y a encore quelques années.
Helena Cazaute, la locomotive et une relève prometteuse
Dans cette ascension, une figure se détache : Helena Cazaute. La capitaine incarne à la fois le talent, le leadership et la détermination de ce groupe. Véritable icône de l’équipe, elle est devenue la joueuse de référence, la « G.O.A.T. » (Meilleure de tous les temps) du volley français féminin. Autour d’elle, une jeune génération talentueuse, à l’image d’Imane Ndiaye et Juliette Gelin, prend ses marques et laisse entrevoir un futur radieux.

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Le mélange entre l’expérience de cadres solides et l’éclosion des nouvelles pépites dessine les contours d’une équipe appelée à rester durablement dans le haut niveau international.
Battues mais loin d’être vaincues, les Bleues repartent de ce Mondial avec une certitude : leur place est désormais parmi les meilleures. Le volley français féminin, longtemps resté dans l’ombre, s’offre un avenir prometteur. Pour Cezar Hernandez et ses joueuses, cette défaite n’est qu’une étape. L’histoire, elle, ne fait que commencer.
Alexis Petitjean
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