Alors que la NBA reprend ses droits, 121 jours après le match 7 des Finales, la « Grande Ligue » accueille comme chaque année son lot de « rookies », les joueurs disputant leur première saison en NBA. Parmi ces nombreux rookies, six sont français. L’occasion parfaite de découvrir une petite anecdote sur chacun d’entre eux !
Mohamed Diawara et les entraînements de basket de sa sœur
Petit, Mohamed-Bassirou Diawara accompagne sa grande sœur lors de ses entraînements de basket, et, découvre un sport auquel il était presque prédestiné. 2 mètres 05, une envergure de 2 mètres 20 et 102 kilos, « Mo » a le physique taillé pour jouer en NBA. Et comme la plupart des Français en NBA, il est passé par l’Insep1, la fabrique des plus grands sportifs français, avant de rejoindre le club de sa ville natale, le Paris Basketball.
Après un excellent passage à Poitiers, il fait le choix de rejoindre Cholet, qui venait d’envoyer Tidjane Salaün (sixième choix par les Charlotte Hornets) en NBA. Un choix payant pour Mohamed Diawara, qui est choisi en 51e position par les Los Angeles Clippers, avant d’être directement échangé aux New York Knicks, où il a signé un contrat d’un an ce lundi. Il passera la saison avec deux autres français à New York : Pacôme Dadiet, drafté l’an passé par les Knicks, et Guerschon Yabusele recruté cet été ! Une carrière NBA que Diawara doit donc en partie à sa grande sœur.
Maxime Raynaud, de la NBA à la NASA ?
Si Maxime Raynaud n’était pas joueur de basket professionnel, il aurait été astrophysicien. Il obtient son bac S avec la mention « Très bien » et s’envole pour la très prestigieuse université de Stanford pour étudier les mathématiques. Une université plus connue pour la qualité de son enseignement que pour le niveau de son équipe de basket. Une barrière qui n’empêche pas Maxime de briller pendant quatre années avec les « Cardinals ». Quatre années au cours desquelles il a pu se consacrer à ses études, avant de finalement faire le choix de se présenter à la draft. Il est sélectionné en 42e position par les Sacramento Kings, qui lui ont immédiatement offert un contrat garanti de deux ans avec une année en option. Il pourrait même avoir l’opportunité de débuter mercredi lors du premier match de la saison puisque le titulaire à son poste, Domantas Sabonis, est blessé aux ischios-jambiers. En tout cas, Maxime Raynaud a déjà une perspective d’après carrière puisqu’il rêve de travailler à la NASA !
Noah Penda et Guillaume Vizade, des destins liés
Noah Penda et Guillaume Vizade, ces deux noms ne vous disent sûrement pas grand chose, à moins de suivre régulièrement le Championnat de France et les équipes de France jeunes. Et bien, ce duo joueur-entraîneur est presque inséparable. Lorsqu’il débarque à la JA Vichy en 2022, Noah Penda fait la connaissance de Guillaume Vizade, le coach qui va changer sa carrière. Peu utilisé lors de sa première année en professionnel, la saison 2023-2024 est celle de la révélation pour Noah. Il mène, à 19 ans, la JA en demi-finale de Coupe de France, et à la victoire en Leaders Cup Pro B. Il fait donc le choix de se présenter une première fois à la draft cette année-là, mais décide finalement de se retirer. C’est peut-être la meilleure décision de sa carrière.
Cet été-là, Guillaume Vizade le sélectionne pour participer à l’Eurobasket U20, et Noah marque la coupe de son empreinte. Le match marquant de sa compétition a été le quart de finale face à l’ennemi juré espagnol : pourtant, il n’inscrit pas le moindre panier dans le match jusqu’aux trois dernières secondes. La France est menée d’un point et Noah Penda envoie les Bleus en demi-finale grâce à un tir improbable à 3 points. Les Français remporteront par la suite la compétition. Penda fait ensuite le choix de suivre Guillaume Vizade au Mans, et réalise une saison aboutie pour sa première dans l’élite du basket français. Orlando fait le choix de le sélectionner en 32e position. Et comme un symbole, Guillaume Vizade a eu l’opportunité d’intégrer le staff des Los Angeles Clippers pour la ligue d’été de la NBA.
Les Traoré en NBA, une affaire de famille
Nolan Traoré, 19 ans ne sera pas le premier de sa famille à fouler les parquets de la « Grande Ligue ». En effet, son grand frère Armel, qui a notamment joué avec Victor Wembanyama aux Metropolitans 92, avait ce qu’on appelle un two-way contract avec les Los Angeles Lakers. Ce type de contrat est partiellement garanti et contraint les joueurs à alterner entre NBA et G-League, la ligue de développement de la NBA. Un bref passage de neuf petits matchs qui s’est conclu en février dernier. Mais bien heureusement pour la famille Traoré, le petit frère Nolan assure la relève. Choisi en 19ème position par les Brooklyn Nets, l’ancien de Saint-Quentin devra partager le parquet avec quatre autres rookies, dont trois sur la ligne arrière qui seront en concurrence directe avec lui. Son physique frêle et son inefficacité lors de certains matchs avaient refroidi certains « scouts » NBA qui le voyaient être sélectionné dans le top 5 de sa draft. Traoré a démarré deux des trois matchs des Nets en pré-saison, sans vraiment convaincre. Reste à voir le choix que fera Jordi Fernandez, entraîneur des Nets, pour le premier match de la saison face aux Hornets mercredi.
Joan Beringer, une ascension express
Joan Beringer découvre les parquets de basketball en 2021, l’année de ses 15 ans. Un âge qui rappelle celui de Tim Duncan, légende absolue du basket, qui avait également débuté à cet âge-là. Pourtant attiré par le football, Joan prend conscience que son physique est hors du commun. 2 mètres 06 à l’âge de 16 ans, une détente exceptionnelle, Joan a tout pour devenir un intérieur dominant défensivement. Ses deux saisons du côté du centre de formation de Strasbourg convainquent les Slovènes du Cedevita Olimpija, club dans lequel il passera une saison avant de s’envoler outre-Atlantique. Le 26 juin dernier, Joan Beringer est sélectionné en 17e position par les Minnesota Timberwolves, deux fois finalistes de la conférence Ouest en deux saisons. Mais, c’est surtout la franchise dans laquelle joue le Français Rudy Gobert, quatre fois défenseur de l’année, le plus haut total en NBA, à égalité avec Ben Wallace et Dikembe Mutombo. Joan est donc à bonne école et on ne peut que lui souhaiter une carrière similaire à celle de Rudy Gobert, voire à celle de Tim Duncan.
Noa Essengue ou le choix des 3 points
« Assez robuste » étant petit selon ses dires, Noa Essengue aurait pu marquer 3 points sur une autre surface, puisqu’avant le basket, ses parents souhaitaient l’inscrire au rugby, justement pour son physique. Le choix de faire du basket s’est donc avéré payant pour Noa, qui est aujourd’hui bien plus longiligne que lorsqu’il était plus jeune. 2 mètres 08 pour 2 mètres 16 d’envergure et 93 kilos, un physique ultra-athlétique donc, qui lui permet d’être excellent près du panier. Passé par l’Insep, il fait le choix en 2023 de rejoindre le club d’Ulm (Allemagne), pour y retrouver son pote Pacôme Dadiet.

© – Getty Images
Durant ses deux saisons outre-Rhin, Noah brille que ce soit avec la réserve ou avec l’équipe première qu’il intègre définitivement au début de la saison 2024-2025. Il a été l’une des pièces maîtresses de l’excellente saison des « Orange » qui ont finalement échoué en finale du championnat face au Bayern Munich, alors qu’ils menaient 2 à 1 dans la série (première équipe à 3 victoires). L’absence de Noa Essengue, qui était à New York pour la draft, lors des deux derniers matchs a assurément pesé. Le Français a été choisi en douzième position par les mythiques Chicago Bulls et deviendra ainsi le sixième joueur français à porter cette fameuse tunique rouge.
- Situé au cœur du bois de Vincennes en région parisienne, l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance forme l’élite du sport français, avec notamment de nombreux athlètes olympiques, comme Tony Parker ou Teddy Riner ↩︎
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