Manon Apithy-Brunet, sabreuse de l’équipe de France d’escrime, a fait son retour en Coupe du monde ce week-end à Alger (Algérie), quatre mois après la naissance de son garçon, Orisha. Elle signe une 29e place en individuel et une médaille de bronze en équipe, accompagnée de Sara Balzer, Cecilia Berder et Malina Vongsavady.
Souvenez-vous, le 29 juillet 2024 à 21h45 lors des Jeux Olympiques de Paris, une soirée historique a lieu : une finale franco-française au sabre dames, entre Manon Apithy-Brunet et Sara Balzer. Dans une ambiance de folie au sein du Grand Palais, la Lyonnaise d’origine Manon Apithy-Brunet s’impose et obtient le titre le plus prestigieux à l’escrime, celui de championne olympique. Après sa victoire, elle est rejointe par son mari Boladé Apithy, lui aussi sabreur et médaillé olympique. Une soirée riche en émotions pour l’escrime français et qui a touché énormément de Français.

© – Jean-Baptiste Quentin
Une grossesse sportive et réfléchie pour un retour rapide sur la piste
Début 2025, le couple annonce l’arrivée d’un bébé en approche sur les réseaux sociaux. La sabreuse évoque dès le début de sa grossesse l’envie de reprendre au plus vite la compétition après la naissance de l’enfant. Pour cela, elle continue le sport le plus possible jusqu’à l’accouchement. Un programme adapté au fil de sa grossesse est mis en place avec l’Insep1, afin d’accompagner au mieux le devenir d’une maman athlète de haut niveau. L’Insep a d’ailleurs déjà suivi plusieurs sportives comme Clarisse Agbegnenou et Elodie Clouvel lors de leur grossesse.
Manon Apithy-Brunet arrête de tirer à la fin du deuxième trimestre mais continue le renforcement physique jusqu’à l’accouchement. Fin juin, elle donne naissance à un garçon nommé Orisha. Quatre semaines après, Manon Apithy-Brunet reprend le chemin de la salle de sport pour du physique et du cardio. Début septembre, c’est la reprise progressive de l’escrime.
Un retour en compétition accompagné de son mari et leur petit garçon
Le week-end du 8 novembre 2025, Manon Apithy-Brunet signe son retour en compétition internationale à Alger. Son mari, aujourd’hui escrimeur à la retraite et maître d’armes, l’accompagne dans ses déplacements et entraînements avec leur enfant. Ce retour rapide est récompensé par une 29e place individuel et 3e place en équipe. Cependant, pour la famille Apithy, la reprise rapide de la compétition est déjà une victoire. Cette magnifique histoire sans coupure totale du sport lors d’une grossesse pourrait bien enlever certains tabous autour des mamans sportives de haut niveau qu’il peut encore y avoir dans le sport aujourd’hui.
- L’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance ↩︎
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