Le Saint-Quentin Basketball, actuellement quatorzième du championnat recevait la JDA Dijon, onzième et avec une victoire d’avance seulement sur le SQBB. Dans un match à rebondissements, c’est finalement la JDA qui a fait chuter Saint-Quentin 83-77, malgré une domination axonaise en première mi-temps.
« Voir le bout du tunnel » n’est toujours pas la bonne expression pour illustrer la situation sportive du SQBB en cette fin de première partie de saison. Pourtant, le début du match des joueurs d’Éric Bartecheky est fort encourageant. Dans le premier quart, le combat est dense, et les deux équipes se rendent coup pour coup. Les Phenix sont en réussite et marquent 29 points avant la fin du premier acte. Sur cette même lancée, le Palais des Sports Pierre-Ratte observe, ébahi, son équipe produire un basket fluide, rapide, et inhabituellement efficace. À l’image d’un Jordan Caroline agressif, et ses dix lancers francs obtenus au cours des vingt premières minutes. Dijon, malgré sa bonne forme du jour, ne peut suivre la cadence, et rentre au vestiaire à douze longueurs de retard. Une première mi-temps presque parfaite pour Saint-Quentin, qui affiche des statistiques alléchantes, notamment à longue distance (7 réussites pour treize tentatives, soit 54%).

© – Zadig Allorent / Les Olympistes
Avec cette avance confortable, Saint-Quentin est revenu sur le parquet après la pause avec une attitude trop légère, presque naïve. La punition ne s’est pas faite attendre, puisque les Dijonnais recollent au score en à peine trois minutes, obligeant le coach axonais à prendre un temps-mort. Mais rien n’y fait, et les locaux souffrent durant cette deuxième moitié de rencontre. La JDA poursuit sa dynamique revancharde, porté par le Slovène Gregor Horvat, en grandes jambes (31 points, 5 passes, 4 rebonds), connu pour être l’un des lieutenants de Luka Dončić en sélection. Les Saint-Quentinois étouffent, et ne trouve plus de réussite offensive et défensive. Malgré les bons passages de Neftali Difuidi et de Loic Schartz (11 points chacun), la défaite semble se profiler. Un léger sursaut d’orgueil réveille tout le monde, trois minutes avant le coup de sifflet final, permettant même à Saint-Quentin de s’offrir une balle d’égalisation dans le money-time, manquée par Nick Johnson. Une partie frustrante, conclue sur le score de 83-77 en faveur des visiteurs. Saint-Quentin peut se mordre les doigts.
Une remise en question s’impose à Saint-Quentin
Arrivé frustré en conférence de presse, Loïc Schwartz, au club depuis 2022, n’a pas caché son mécontentement vis-à-vis de la situation. L’international belge a choisi des mots forts pour décrire la défaite face à Dijon, en reconnaissant une « faute professionnelle. » Loïc Schwartz regrettait aussi le manque de sentiment d’urgence de l’équipe et le manque d’envie qu’il a pu y avoir en deuxième mi-temps. Des déclarations qui donnent l’impression que le vestiaire saint-quentinois est totalement fracturé. A cela s’ajoute le manque flagrant de communication qui a pu exister en deuxième mi-temps entre les joueurs du SQBB, que ce soit en défense ou en attaque.

© – Zadig Allorent / Les Olympistes
« Le début de troisième quart-temps nous tue. » Voilà les mots choisis par Éric Bartecheky pour expliquer cette défaite. Le nouvel entraîneur des Phénix est resté plus de dix minutes en salle de presse pour tenter d’apporter des réponses à l’effondrement des Axonais. Selon lui, une des raisons de ce « choke1 » est le manque de qualité sur la ligne arrière aux côtés de Nick Johnson. Pourtant, et Bartecheky l’a rappelé ce soir, les dirigeants lui ont demandé de « faire avec l’existant. » Mais, l’entraîneur a explicitement demandé du renfort, et pas n’importe lequel : « C’est pas un joueur moyen qu’il faut ajouter à l’équipe, il faut vraiment trouver le meilleur joueur possible. » Reste à savoir désormais si les vœux de Bartecheky peuvent être exaucés, notamment sur le plan financier.
Quatre prochains matchs décisifs
Même s’il reste encore vingt rencontres à disputer en championnat pour le SQBB, la fin de ce mois de décembre et le début du mois de janvier s’annoncent déjà cruciaux. Les Axonais vont une nouvelle fois enchaîner trois matchs, cette fois-ci en cinq jours seulement : Strasbourg le 21 décembre, Bourg-en-Bresse le 23 et enfin Le Mans le 26. Trois matchs qui semblent hors de portée de Saint-Quentin, puisque ce sont trois équipes qui jouent le haut de tableau et qui visent une qualification directe en playoff. D’autant que seul le match face à Bourg se joue à Pierre-Ratte, la tâche s’annonce donc bien compliqué. Cependant, le match le plus important du mois à venir est celui face au Portel, lanterne rouge du championnat, qui se déplacera dans l’Aisne le 10 janvier prochain. Un rendez-vous crucial dans la lutte pour le maintien, qui pourrait permettre à Saint-Quentin de prendre une longueur d’avance sur un concurrent direct.
- Lorsqu’une équipe/joueur passe à côté de son match après avoir mené ↩︎
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