Le BCM Gravelines-Dunkerque recevait la LDLC ASVEL pour le compte de la 2ème journée de Betclic Elite. Avec seulement 8 pros aptes à jouer, la faute à une cascade de blessures. Le club nordiste n’a pas eu à rougir face aux Villeurbannais. Mais c’est finalement l’équipe coachée par Tony Parker qui ressort vainqueur de ce duel sur le score de 70 à 65.
Après avoir été battus par Le Mans la semaine dernière, au Stades des Flandres, les Maritimes accueillaient hier après-midi la prestigieuse équipe de l’ASVEL. Contraint de jouer sans quatre de ses joueurs, tous blessés, le BCM a heureusement pu compter sur la présence de R.J. Nembhard (1,96 m, 27 ans), pigiste médical de L.J. Thorpe qui est à l’arrêt pendant six semaines environ. En face, c’est un prétendant au titre qui se présentait sur la Côte d’Opale. Avec deux défaites en EuroLeague cette semaine, les hommes de Tony Parker comptaient bien se relancer face au BCM.

© Aubin Madiot – Les Olympistes
Les Gravelinois au coude à coude pendant 40 minutes
Malgré une très bonne entame des Nordistes, qui ont compté jusqu’à 11 points d’avance dans le premier quart-temps, la faible rotation s’est rapidement fait sentir face à l’armada villeurbannaise (onze pros sur la feuille de match contre seulement huit pour le BCM). Pour tenter de surprendre leurs adversaires du jour, les joueurs de Jean-Christophe Prat se sont en remis à Jacob Gilyard. Le meneur américain, qui a prolongé son contrat à l’intersaison, a fait mal d’entrée de jeu aux Villeurbannais (17 points en 38 minutes de jeu). « On a rapidement douté dans le match », a même reconnu Vincent Collet1, l’un des nouveaux assistants-coachs villeurbannais à l’issue de la rencontre.

© – Aubin Madiot / Les Olympistes
Les Villeurbannais, peu adroits derrière l’arc, ont longtemps permis à Gravelines-Dunkerque de rester dans le match. Les Maritimes en ont, quant à eux, profité pour marquer dans la raquette, notamment par l’intermédiaire de Jaren Lewis et Jahel Trefle (respectivement 14 et 10 points). Aucune des deux équipes n’ayant réellement pu creuser un écart au score, les quelque 2500 spectateurs présents ont eu droit à une fin de rencontre à suspens.
L’ASVEL a fini par faire plier le BCM
Les dernières minutes du match ne tournent pas en faveur des locaux, malgré leur avantage d’un point à l’entame du money time (65-64 à la 38e minute). Alors que les Villeurbannais n’avaient jusque-là inscrit que trois tirs longue distance, ces derniers plient la rencontre en sanctionnant le BCM de deux flèches à trois points en l’espace de 30 secondes, signées Tremont Waters puis Nate Sestina. Vincent Collet résume cette séquence qui a fait basculer le match : « On a fait 5/25 à 3 points mais on a mis les tirs importants. »
Cette victoire acquise aux forceps permet aux joueurs de l’ASVEL de souffler un peu, après une semaine compliquée en EuroLeague. Elle est d’autant plus symbolique pour Tony Parker, à la fois entraîneur et président de l’ASVEL, qui a vécu un an à Gravelines lorsque son père était entraîneur adjoint au club.

© – Aubin Madiot / Les Olympistes
De son côté, le coach gravelinois Jean-Christophe Prat nourrit forcément quelques regrets, malgré un effectif diminué : « On a manqué de petits détails, un petit rebond par-ci, une balle perdue par-là… On a aussi manqué d’un poste cinq, ce qui nous a fait défaut au rebond. » Mais ses joueurs n’auront pas le temps de ressasser trop longtemps cette défaite frustrante, puisqu’ils enchaînent dès demain en Coupe de France sur le parquet de Denain, avant de se rendre à Nanterre ce week-end. Les joueurs de l’ASVEL, quant à eux, sont attendus du côté de Paris mercredi pour une nouvelle rencontre d’EuroLeague.
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Liam Weyland – Aubin Madiot
© Aubin Madiot – Les Olympistes
- Sélectionneur de l’Equipe de France de 2009 à 2024 ↩︎





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