Ce mercredi 14 octobre, l’ESBVA-LM ouvrait son bal d’Eurocoupe. Dans l’enceinte d’un Palacium bouillant, les Villeneuvoises ont pris le dessus sur leurs adversaires tchèques du DSK Brandys. Ce qui leur permet de rompre leur série de trois défaites consécutives. Malgrè un premier quart-temps difficile, les Nordistes s’imposent 93 à 53.

Tout vient à point à qui sait attendre…ou se ressaisir. Les supporters de Villeneuve-d’Ascq connaissent le scénario : une première mi-temps qui commence mal. Sauf que lors de ce match, plot-twist : les Nordistes arrivent à renverser la tendance, puis la partie, avant de s’envoler sans souci vers la victoire.

Un rebond bienvenu pour l’ESBVA-LM

Le premier quart-temps est sûrement le plus compliqué de cette rencontre, mais aussi celui dont il faut retenir le plus d’enseignement. Car oui, depuis le début de saison de l’ESBVA-LM, les entames de match sont difficiles. Un constat qui est partagé par l’entraineur Maxime Bezin, qui souligne : « On n’arrive pas à commencer nos débuts de match ». Obligé de prendre son premier temps mort au bout de 5 minutes et menées 15 – 6, les Guerrières se doivent de réagir. Les conseils du coach ne tardent pas à être mis en place, mener par leurs intérieurs, l’ESBVA-LM se met dans le bon sens et inflige un 13-0 au DSK Brandys pour finir le premier quart temps en tête, 19-15. Le deuxième quart temps est dans la continuité du précédent. Les joueuses de Villeneuve d’Ascq mettent la marche en route, avec leurs premiers trois points qui résultent d’une meilleure réussite aux tirs. Cette première mi-temps est aussi marquée par une agressivité aux rebonds que ce soit en défense mais aussi en attaque. À la fin de la première mi-temps les Nordistes possèdent plus du double de rebonds par rapport à leurs adversaires. Et le résultat est sans appel, à la mi-temps les Villeneuvoises mènent 47-30.

La seconde mi-temps a été à sens unique. Les Villeneuvoises se sont (re)trouvées et en ont profité pour enfoncer le clou, de plus en plus profondément. Un premier lead de 32 points au troisième quart-temps, avant de creuser encore plus l’écart pour arriver à 43 points d’avance à celui d’après. Ces écarts de points sont pas dûs qu’à la baisse de régime de leur adversaire. « En terme d’adresse, il faut qu’on ait cette conviction, cette volonté de dire : on est sur un momentum positif, c’est maintenant » explique l’entraîneur de l’ESBVA, Maxime Bézin. Ce dernier se projette : « Pendant la saison, on va avoir des runs, de six, huit points. Il faudra qu’on aille chercher l’action suivante, l’action suivante et encore l’action suivante. »

Maria Jespersen face à deux adversaires
© – Clem Gellis / Les Olympistes

Des cadres à la jeunesse, le collectif répond présent

Si les joueuses cadres jouent un rôle essentiel dans la rencontre, elles ne sont pas les seuls à contribuer à la victoire dans cette première journée de l’Eurocup. Des jeunes, en passant par le banc, l’ensemble du collectif répond présent. « On doit pouvoir se reposer sur tout le monde et cela est extrêmement compliqué pour l’adversaire », explique l’entraîneur. Ce travail rend la partie plus simple, et il souligne l’effort fait à l’entraînement sur cette qualité pour en tirer profit lors des matchs.

La meneuse Stella Colas
© – Clem Gellis / Les Olympistes

Bria Hartley, une pointure investie

À peine son arrivée annoncée dans les rangs Villeneuvois, Bria Hartley occupe une place de choix : aux premières loges pour regarder de match et dans les coeurs des supporters. Aux côtés de ses coéquipières sur le banc de touche – n’étant pas sur la feuille de match-, elle s’est impregnée de son futur terrain de jeu. « C’est toujours un plus, son expèrience va nous aider à l’entraînement et en match », souligne la meneuse nordiste Manoé Cissé.

« C’est quelqu’un qui connait le haut niveau, j’espère qu’elle va pouvoir nous apporter la gestion des tempos, confie Maxime Bézin. Le technicien explique également que « Bria arrive pour continuer dans le process qui est le [leur] aujourd’hui et [les] aider à grandir en tant qu’équipe et en tant qu’individus. »

Bria Hartley en communion avec son nouveau public villeneuvois
© – Clem Gellis / Les Olympistes

La meneuse française connaît bien un des gratins du basket féminin : la WNBA. Forte de 11 ans dans le championnat état-unien, elle est aussi familière avec l’Eurocup, l’ayant notamment connu avec Galatasaray. L’internationale des bleues (17 sélections) est arrivée en tant que joker médical. Si elle a été recrutée aussi pour ses talents, il fallait que le club pallie l’absence d’Emmanuelle Tahane, actuellement en congé maternité.

En encourageant ses coéquuipières, la néo-villeneuvoise Bria Hartley a montré au public qu’elle est déjà bien intégrée dans l’effectif. Il ne reste plus qu’à la voir fouler le parquet, très probablement ce dimanche à domicile face à Chartres.

Marius Huré & Clem Gellis

© – Clem Gellis / Les Olympistes

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