Après le succès de Laurence Pithie, la veille au sprint, toutes les conditions semblaient réunies pour que le scénario reste inchangé sur cette deuxième journée de course entre Glisy et Liévin. Pourtant, rien ne s’est passé comme prévu pour les sprinteurs, puisque l’échappée matinale constituée de quatre coureurs de Continentales a su résister au retour du peloton pour se jouer la victoire d’étape. Et à ce jeu-là, c’est Victor Papon qui s’impose d’un rien devant Maël Guegan et Kévin Avoine.
Les formations Continentales françaises ont toutes décidé de montrer le bout de leur nez sur cette deuxième étape des 4 Jours de Dunkerque, par l’intermédiaire de Kévin Avoine et Killian Théot pour Van Rysel-Roubaix, Maël Guegan pour CIC Pro Cyling Académie, et Victor Papon et Jaakko Hännienen pour Nice Métropole Côte d’Azur. Et ces derniers ont eu du flair pour sentir le bon coup.
Si l’échappée semblait condamnée à une vingtaine de kilomètres du but lorsque l’écart avec le peloton emmené par les formations de sprinteurs est passé sous les deux minutes, les fuyards n’ont jamais abdiqué. « Je suis allé dans l’échappée pour conserver mon maillot à pois, c’était mon premier but. Le peloton nous a laissé du temps, a joué avec nous, parce que le final était assez technique », raconte Victor Papon. Désorienté après une chute au sein du peloton dans les derniers kilomètres, le groupe de chasse n’a jamais réussi à revenir sur les fuyards. Une situation déjà improbable dans le cyclisme moderne, surtout quand c’est le meilleur grimpeur qui s’impose au sprint.
Semaine de rêve pour Victor Papon
Encore amateur il y a deux ans, et menacé cet hiver à cause de la disparition de son équipe Wagner Bazin WB, le coureur désormais niçois n’a jamais abandonné. « Je suis hyper content, hyper satisfait du staff, de l’équipe et de tout le monde. Ça faisait très longtemps que je n’avais pas joué la gagne ! » Déjà meilleur grimpeur, il empoche également le maillot vert du meilleur sprinteur, ainsi qu’une première victoire dans les rangs professionnels. « On avait pour objectif d’aller chercher un top 5, donc là déjà, c’est amplement fait. Je vais aussi essayer de conserver le maillot à pois, mais ça va se jouer sur l’étape de Cassel (samedi). »

© – Adrien Débias Saïd / Les Olympistes
Van Rysel–Roubaix, entre regrets et satisfaction
La formation roubaisienne Van Rysel–Roubaix a vécu une deuxième étape des Quatre Jours de Dunkerque riche en émotions. Présent dans la bonne échappée du jour en compagnie de son équipier Daniel Arnes, Kévin Avoine semblait en mesure de s’offrir une victoire, à domicile, après plusieurs heures passées à l’avant. Dans les derniers mètres, le coureur de Van Rysel–Roubaix a longtemps cru tenir son succès avant d’être passé à seulement une trentaine de mètres de la ligne par ses deux compagnons d’échappée.
À l’arrivée, la frustration dominait : « Demain, je serai content d’avoir fait un podium sur Dunkerque, aujourd’hui, c’est plus la déception qui prime. C’est le vélo malheureusement. On fait des sacrifices énormes pour arriver là, et perdre si proche, forcément c’est de la déception. » Un scénario cruel pour le coureur nordiste originaire de Cateau-Cambrésis, récompensé tout par le titre de coureur le plus combatif de l’étape.

© – Adrien Débias Saïd / Les Olympistes
Très entreprenante sur les routes nordistes, la formation roubaisienne a multiplié les attaques et les initiatives tout au long de la journée. Malgré cette désillusion individuelle, Van Rysel–Roubaix repart avec le titre de meilleure équipe de l’étape, et laissent entrevoir une fin d’épreuve encourageante pour l’équipe Continentale nordiste.
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