Sur une série de deux victoires depuis le début de la pré-saison, les Guerrières se sont inclinées 64-75, ce mercredi 9 septembre, face aux Félines d’Aulnoye, pensionnaires de Ligue 2. En sous-effectif, l’ESBVA-LM a eu beaucoup de mal à trouver ses marques. Aucun doute cependant ne traverse l’esprit du coach Maxime Bézin, qui balaie le score pour se concentrer exclusivement sur la progression de son groupe.
Un effectif en rodage
Malgré une entame réussie de Villeneuve-d’Ascq, l’AS Aulnoye a répondu avec intensité et sans complexe, pénalisant chaque petite erreur des Guerrières. Si le premier quart-temps s’est avéré très équilibré (11-12), l’ESBVA-LM a ensuite perdu le fil, encaissant un cinglant 7-0 en une minute trente à l’entame du deuxième acte, puis un 8-0 au retour des vestiaires. Ces errements s’expliquent par un effectif renouvelé à 90 % à l’intersaison et durement touché par les absences. Privé de ses deux postes habituels, Maxime Bézin a dû composer avec des joueuses évoluant hors de leur position préférentielle : « On se retrouve avec quasiment cinq inconnues sur le terrain qui n’ont aucun repère, aucun langage commun », souligne le technicien. Sans véritable rotation et freinés par des entraînements tronqués ces derniers jours, les Nordistes ont logiquement peiné à proposer un basket cohérent sur le plan offensif.

© Ana Sarrion – Les Olympistes
Une ADN en construction
Malgré ces difficultés collectives, certaines individualités ont su tirer leur épingle du jeu. Awa Trasi, nouvelle recrue en provenance de Lyon, a insufflé une énergie débordante sur le parquet. Elle s’est imposée comme le leader vocal de l’équipe et termine meilleure marqueuse des Guerrières avec 18 points. Une grosse activité nécessaire pour répondre à celle de Michaela Vanderklugt, véritable poison côté Aulnoye, auteure elle aussi de 18 points.

© Ana Sarrion – Les Olympistes
Si l’adresse a cruellement fait défaut à Villeneuve-d’Ascq (30 % aux tirs), le staff retient l’état d’esprit irréprochable de joueuses qui « ne trichent pas ». Maxime Bézin pointe d’ailleurs la « battle possession », véritable jauge de l’agressivité de son équipe : « Ce soir, on est à 15 actions de plus qu’Aulnoye. Ça veut dire qu’on s’est battues pour avoir ces actions-là, et c’est extrêmement positif. » Une combativité qui pose les premières briques de la nouvelle identité nordiste.
Des objectifs en vue

© Ana Sarrion- Les Olympistes
L’heure n’est donc pas au catastrophisme. « Je me contrefous du résultat, nous ne sommes pas là pour ça », martèle l’entraîneur, qui préfère observer « ce qu’on met en place pour pouvoir y arriver. » Les deux prochaines échéances face à Angers et Charleville-Mézières seront l’occasion d’évaluer une nouvelle fois les progrès du groupe. La rencontre face aux Angevines permettra le retour tant attendu de Marie-Michelle Milapie, de retour du 3×3 avec l’Équipe de France. Suivra le dernier match de préparation contre Charleville, une formation affûtée qui préparera sa qualification en Euroleague. Autant d’étapes de travail cruciales pour parfaire les automatismes et corriger ces passages à vide observés contre Aulnoye, avec un seul véritable objectif en ligne de mire : être totalement prêtes le 26 septembre pour le premier choc de la saison face à Toulouse.
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