On arrête plus les Bleues dans cette Coupe du monde. Dominatrices dans tous les compartiments du jeu, les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont su faire la différence en première mi-temps pour s’imposer 90 à 61, à la Uber Arena de Berlin. Une victoire collective à laquelle Janelle Salaün, l’ancienne joueuse de l’ESBVA-LM, a pleinement participé. Retour sur cette qualification.
Les Bleues ont levé les derniers doutes qui subsistaient à leur sujet. Tout aussi adroites que durant la phase de poules, Janelle et ses coéquipières ont légèrement ajusté leur approche en pénétrant davantage dans la raquette. Une stratégie qui pourrait s’avérer payante à mesure que l’adversité se renforce, dès les demi-finales face à la Belgique.
Une victoire pleine de maîtrise
Une équipe de France en mode diesel durant le premier acte. Bien bousculées dans le premier quart-temps par l’adresse à trois points et le gabarit des Chinoises, les Bleues ont ensuite trouvé leur rythme de croisière, portées par une grosse intensité défensive et une belle alternance entre jeu intérieur et extérieur en attaque. Et à ce jeu, c’est le tandem Marine Johannès x Gabby Williams qui s’est illustré, cumulant 21 points à 3 sur 7 de loin à la mi-temps.

© – Fiba
Au retour des vestiaires, elles ont confirmé ce visage convaincant, prouvant que la phase de poule n’était pas une simple parenthèse, mais bien le reflet fidèle du vrai niveau des Bleues. Score final : 90 à 61 et une qualification historique pour les Françaises, absentes du dernier carré de la Coupe du monde depuis 1953. Mais pour la capitaine du groupe, Gabby Williams, pas question de s’arrêter là, comme elle l’a rapporté au micro de Le Roster : «Bien sûr, c’était un objectif d’arriver en demi, mais on a des objectifs plus grands. Je pense en tant que capitaine, j’ai une responsabilité avec ça, pour dire que ok, cela ne suffit pas.»
Janelle Salaün, un apport offensif et défensif
D’abord contrariée derrière l’arc, elle a vite rectifié le tir avec son «move» préféré, le side step (pas sur le côté avant de tirer), pour inscrire ses premiers points de la rencontre. Un premier panier primé, avant que l’ailière, passée quatre ans par l’ESBVA-LM, ne laisse éclater sa rage après un gros rebond offensif juste avant la pause.

© – Fiba
Un premier passage qui ne s’est que peu ressenti dans les statistiques, mais ô combien précieux, notamment défensivement, grâce à son énergie et ses bonnes mains actives pour rendre la vie difficile à l’arme numéro un du côté de la Chine, Han Xu.
Beaucoup utilisée en seconde mi-temps, Janelle Salaün a terminé la rencontre avec le plus gros temps de jeu côté France et la meilleure marque en points (15 points à 6/12 aux tirs).
Place au repos désormais, en ayant l’esprit tourné vers les demies et la belle opposition face aux Belges, emmenées par l’intérieure Emma Meesseman, passée également par l’ESBVA-LM entre 2012 et 2014 !
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