Pour leur entrée en lice dans la Coupe du monde, qui se déroule du 4 au 13 septembre à Berlin, les Bleues ont montré les muscles en sécurisant rapidement leur première victoire dans la compétition (99-53). Bien emmenées par les 51 points du trio Johannès-Malonga-Williams, nos Tricolores ont pu compter sur trois anciennes de l’ESBVA pour prendre la première place du groupe B. Un succès important avant le match de demain face à la Corée du Sud, vainqueure le jour même du Nigeria.
Il y a des soirées où tout vous réussit, et celle-ci a été particulièrement prolifique, notamment offensivement. Supérieures dès l’entame, les Bleues ont dominé tout du long, ce qui leur a également permis d’effectuer du turnover, en vue des prochaines échéances.
Un match à sens unique
D’entrée de jeu, les Tricolores ont imposé un rythme intense, à l’image des deux interceptions rapides signées Gabby Williams et Leïla Lacan, afin de se mettre immédiatement en confiance et de se simplifier le match. Une agressivité, dans le bon sens, qui leur a permis de faire un premier vrai écart en fin de premier quart-temps, 29 à 11.
Sans connaître de baisse de régime, les Bleues ont même accentué cette avance jusqu’à compter plus de 40 points d’avance à la mi-temps (61-20). Une adresse à trois points avoisinant les 50 % de réussite.

© – A.Réau/L’Equipe
Moins adroites en seconde mi-temps, elles ont su faire le travail pour s’imposer tranquillement, signant la plus large victoire de cette première journée de Coupe du monde. Un message fort envoyé malgré une faible adversité.
Janelle Salaün, gâchette un jour, gâchette toujours
Dans le cinq majeur pour débuter la rencontre, Janelle Salaün ne s’est pas fait prier pour inscrire le premier tir à 3 points des Bleues dans le corner droit. Utile en défense, elle a bonifié tous les ballons qu’elle a eus à jouer offensivement. Une propreté à noter, qui fera d’elle une joueuse très précieuse pour Jean-Aimé Toupane tout au long de la compétition.
Ménagée dans le second acte (17 minutes de jeu dans la rencontre), la partenaire de Gabby Williams aux Golden State Valkyries, en WNBA, a terminé la rencontre avec 8 points et 7 rebonds.

© – FIBA
Carla Leite, une première en tournoi officiel
Entrée en début de deuxième quart-temps, Carla Leite a pu découvrir les joies de porter le maillot tricolore dans un tournoi majeur, sans pression particulière au vu de la physionomie de la rencontre. D’abord en échec sur son premier tir à trois points dans le corner, elle a ensuite rectifié la mise dès son second ballon, en envoyant un shoot à longue distance.
En seconde mi-temps, c’est elle qui fut chargée, sur plusieurs séquences, de remonter le ballon et de mettre en place les schémas tactiques, preuve de la confiance de Jean-Aimé Toupane envers l’ancienne joueuse de l’ESBVA (6 points à 2/4 à longue distance).

© – A. Mounic/L’Équipe
De plus, Aminata Gueye, passée par l’ESBVA de 2023 à 2024, a aussi fait ses débuts lors de ce match, en Coupe du monde. Un faible temps de jeu certes, mais de nombreux souvenirs qu’elle n’est pas près d’oublier (2 points).
Prochain match, dès demain soir (20 h 45) sur les antennes de BeIN Sports et TF1, face à la Corée du Sud, facile vainqueur du Nigeria, portée par le duo Jihuyn Park et Leeseul Kang, auteures de 47 points à elles seules. Un match à ne pas prendre à la légère pour nos Bleues, afin de terminer premières de leur groupe.
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